Huit médias et associations suédois ont demandé lundi à l’Union européenne de cesser son aide à l’Erythrée tant que le journaliste suédo-érythréen Dawit Isaak et d’autres prisonniers ne seront pas jugés ou libérés d’un camp qu’ils qualifient de «camp de la mort». «L’aide de l’UE à l’Erythrée doit être arrêtée progressivement jusqu’à la fermeture du camp de la mort d’Eraeiro, jusqu’à ce que ses prisonniers reçoivent des soins, soient relâchés ou jugés», écrivent Reporters sans frontières et d’autres associations de défense de la presse à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Dans leur tribune parue dans le quotidien «Dagens Nyheter», les organisations soulignent que l’aide européenne prévue pour l’Erythrée s’élève à un total de 312 millions euros pour les prochaines années. Cet appel est publié alors que des informations de presse font état de conditions de détention difficiles au camp d’Eiraeiro, entouré de secret et situé près d’Asmara, où le journaliste suédo-érythréen Dawit Isaak et d’autres reporters et opposants politiques seraient détenus. M. Isaak, 45 ans, a été arrêté en septembre 2001 avec une dizaine de journalistes, patrons et journaux et rédacteurs en chef pour espionnage au profit de l’Ethiopie. »Les prisonniers sont en train de mourir l’un après l’autre. Combien de temps faudra-t-il pour que le monde réagisse et fasse pression sur l’Erythrée pour que les prisonniers politiques soient libérés», a déclaré le frère de M. Isaak, Esayas, à l’agence de presse TT.


































