Crise dans les médias grecs: fermeture, faillite et coupes salariales

Les médias grecs accusent le coup de la crise économique frappant le pays, avec la fin de la parution, vendredi, du quotidien de centre-gauche «To Vima», la mise en liquidation du journal de droite «Apogevmatini», et des réductions de salaires dans un troisième groupe de presse. Réagissant à ces évolutions, l’influente Union des rédacteurs d’Athènes a appelé à une grève de 24h00 mardi 30 novembre, qui devrait priver le pays de quotidiens et bulletins télévisés nationaux. Dans sa parution de vendredi, le quotidien «To Vima», publié depuis mars 1999 après une première publication vite interrompue dans les années 80, annonce la fin de sa parution sur papier, au profit de la mise sur pied à partir de janvier d’un «nouveau journal électronique», modernisant l’actuel site gratuit. La direction du journal, membre du groupe Lambrakis, impute cette décision à la fuite des lecteurs, «seulement 8.000 jeudi contre 82.000 sur l’édition électronique» et la chute des revenus publicitaires. Devant le personnel, elle a plutôt cité les pertes du groupe, chiffrées à quelque 20 millions d’euros par an, affirmant être sous pression des banques, a indiqué le représentant du personnel, Tassos Anastassiadis.

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