Le groupe allemand de télévision à péage Premiere, sauvé récemment de la faillite par Rupert Murdoch, a subi l’an dernier une perte nette de 269,4 millions d’euros et ne compte pas dégager de bénéfice net avant 2011, a-t-il annoncé lundi. En 2007, la perte nette s’était élevée à 51,6 millions d’euros. L’an dernier, Premiere a par ailleurs dégagé un chiffre d’affaires de 941,1 millions d’euros, en légère hausse de 0,4%, et une perte brute d’exploitation (Ebitda) de 57 millions d’euros. Pour l’exercice en cours, Premiere a indiqué s’attendre à «un excédent brut d’exploitation (Ebitda) nettement négatif», et s’attend à retrouver «l’équilibre au quatrième trimestre 2010» au niveau de l’exploitation. «Premiere prévoit aussi de dégager un bénéfice net à partir de 2011», a-t-il précisé. La chaîne à péage ne s’est jamais vraiment relevée de la perte en 2005 des droits de retransmission du championnat de football allemand (Bundesliga), son fonds de commerce. Elle vient tout juste de les récupérer pour quatre saisons. Premiere avait de plus dû rayer l’an dernier de ses listes des centaines de milliers d’abonnés fantômes. Le groupe allemand n’a dû sa survie qu’à l’intervention de son grand actionnaire Rupert Murdoch, qui en détient désormais 29%. Le magnat australien des médias a accepté de garantir une augmentation de capital de 450 millions d’euros, assurant ainsi le financement de l’entreprise.



































