Le P.-D.G. de Virgin Mobile, Geoffroy Roux de Bézieux, a assuré vendredi n’avoir «pas de regret» de ne pas avoir postulé à la 4eme licence mobile, attribuée à Free, dont l’arrivée sur le marché ne sera pas, selon lui, une «révolution», malgré son «courage». «Je suis assez admiratif du courage entrepreneurial» de Free, a-t-il déclaré. Le fournisseur d’accès Internet Free (Iliad) a été désigné vendredi par l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) comme le 4eme opérateur mobile français, avec un lancement commercial prévu début 2012 au plus tard. Virgin Mobile avait envisagé de postuler, avec le câblo-opérateur Numericable, pour devenir opérateur de réseau au lieu de louer le réseau d’Orange (France Télécom). Mais il a renoncé fin octobre devant la difficulté d’implanter des antennes. M. Roux de Bézieux a affirmé n’avoir «pas de regret: nous avions de gros doutes sur la faisabilité du déploiement» et «aujourd’hui rien n’a changé». «La seule surprise que j’ai eue ce matin, ce sont les offres sans subvention», Free décidant de ne pas payer une partie du téléphone du client, contrairement aux autres opérateurs, a indiqué M. Roux de Bézieux. «C’est une erreur», selon lui. Certes, ne pas subventionner les terminaux fera économiser de l’argent à Free. «La subvention moyenne d’un téléphone coûte 250 euros, donc pour acquérir 5 millions de clients, cela coûte 1,25 milliard d’euros», a souligné le patron de Virgin Mobile. Mais les offres sans subvention que propose déjà Virgin ne représentent que «10-15% des ventes». «Si Free se contente des offres sans subvention, le potentiel sera forcément plus faible» et «ça ne va pas être la révolution que tout le monde attend».



































