Avec «Nouvelle Vague», Richard Linklater décroche le César de la meilleure réalisation

Avec «Nouvelle Vague», Richard Linklater décroche le César de la meilleure réalisation

Le réalisateur américain Richard Linklater a été récompensé jeudi du César de la meilleure réalisation pour son long-métrage « Nouvelle Vague », qui revisite le tournage du film mythique « A bout de souffle » à la fin des années 1950. « Ceci est pour moi un honneur presque écrasant », a réagi le cinéaste américain, absent, et dont un discours a été lu par son acteur principal Guillaume Marbeck, qui joue Jean-Luc Godard dans ce film tourné en noir et blanc. « Je dédie ce César à toutes celles et ceux qui font du cinéma leur vie », a écrit Richard Linklater dans son message, affirmant que « toute l’expérience de la fabrication de «Nouvelle Vague» a été comme un merveilleux rêve cinématographique ». « Richard avait peur de faire un film qui ne serait pas du tout aimé par les Français », a lancé Guillaume Marbeck. « Aujourd’hui, vous lui avez prouvé qu’il avait tort ». A 65 ans, Richard Linklater appartient à une espèce menacée: les cinéastes américains indépendants. Depuis ses débuts derrière la caméra en 1985 jusqu’à son récent film-hommage au cinéma de Jean-Luc Godard, cet autodidacte a bâti une oeuvre inclassable, à l’écart du circuit hollywoodien et irriguée par le temps qui passe. Pour « Nouvelle Vague », le Texan aux allures d’éternel ado a fait appel à des producteurs français indépendants et s’est entouré d’acteurs qui, pour la plupart, faisaient leur première apparition sur grand écran. Pour coller à cette effervescence, lui-même disait avoir voulurevenir à « son état d’esprit quand il avait réalisé son premier film » à la fin des années 1980. Depuis, Richard Linklater a marqué les esprits avec sa trilogie « Before » (« Before Sunrise », « Before Sunset », « Before Midnight ») tournée sur près de vingt ans, où il dissèque la relation d’un couple campé par Julie Delpy et Ethan Hawke en les suivant sur une seule journée. Les deux derniers volets avaient décroché des nominations aux Oscars. Le temps qui passe est aussi au coeur de « Boyhood », film unique en son genre qui raconte l’enfance puis l’adolescence de Mason, un jeune garçon élevé par ses parents divorcés, en filmant ses protagonistes entre 2002 et 2013. Le film avait décroché 6 nominations aux Oscars, gagné trois Golden Globe, trois Baftas (les prix du cinéma britannique), entre autres récompenses.

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