Un accord de dernière minute a été trouvé en Thaïlande pour les droits de diffusion de la Coupe du monde de football, a annoncé jeudi le groupe de télécoms JAS à quelques heures du coup d’envoi de la compétition. Le directeur général de l’entreprise, Soraj Asavaprapha, a indiqué avoir obtenu pour 70 millions de dollars les droits de cette édition, ainsi que de la prochaine, en 2030. «Les Thaïlandais n’auront pas à s’inquiéter avant la prochaine Coupe du monde», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, précisant que l’accord comprenait également la Coupe du monde féminine. La Commission nationale de la radiodiffusion et des télécommunications (NBTC) a retiré l’an dernier la Coupe du monde de sa liste des programmes «obligatoires», ce qui signifie que le tournoi n’a plus l’obligation d’être diffusé gratuitement à la télévision. La Thaïlande ne s’est jamais qualifiée pour une Coupe du monde, mais le football y est très populaire. Les bars arborent souvent les couleurs de clubs anglais et les centres commerciaux regorgent de produits dérivés. Le pays d’Asie du Sud-Est avait déjà eu du mal à obtenir les droits de diffusion en direct pour le tournoi précédent, en 2022 au Qatar.Les autorités thaïlandaises avaient conclu un accord de dernière minute de 33 millions de dollars avec la FIFA, financé par la NBTC et des partenaires privés, dont le géant des télécoms True Corp. La Birmanie voisine pourra également regarder à la télévision l’un des plus grands événements sportifs au monde, coorganisé du 11 juin au 19 juillet par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Selon la FIFA, l’entreprise de télécommunications birmane Mtyel, détenue en partie par l’armée, a obtenu les droits exclusifs de diffusion des matchs à la télévision, en ligne et à la radio. L’armée a renversé en 2021 le gouvernement démocratiquement élu d’Aung San Suu Kyi lors d’un coup d’Etat, plongeant le pays dans une guerre civile et une crise humanitaire. La société Mytel a été sanctionnée l’an dernier par les Etats-Unis, l’un des pays hôtes de la Coupe du monde, pour avoir «fourni des services de surveillance et un soutien financier au régime militaire».






























