Le représentant en Allemagne du site de publication de documents confidentiels WikiLeaks, Daniel Schmitt, quitte l’organisation et dénonce l’autoritarisme de son fondateur, Julian Assange, dans un entretien sur le site de l’hebdomadaire «Der Spiegel».
«Julian Assange réagit à la moindre critique en m’accusant d’être désobéissant et déloyal envers le projet. Il y a quatre semaines, il m’a suspendu en jouant le rôle de procureur, juge et bourreau à la fois», dénonce M. Schmitt, 32 ans, présenté par «Spiegel» comme «la 2ème personne la plus connue» au sein de WikiLeaks, après son omniprésent fondateur. «Je sais que personne dans le noyau dur (de WikiLeaks) n’approuvait sa décision. Mais apparemment, cela ne compte pas. WikiLeaks a un problème structurel. Je ne veux plus en porter la responsabilité, c’est pourquoi je quitte le projet», poursuit-il. A l’origine du désaccord, «il y a des problèmes techniques, dont personne ne s’occupe (…) Nous avons crû à une vitesse folle ces derniers mois et nous avons un besoin impérieux de devenir plus professionnels et plus transparents dans tous les domaines», explique M. Schmitt. Il affirme avoir parlé avec M. Assange de ces problèmes, «à de nombreuses reprises», mais «sans succès». Selon Daniel Schmitt, il existe «une poignée de personnes au sein du noyau dur de l’équipe qui ont la même vision que moi mais qui ne veulent pas le dire publiquement (…), et d’autres comme moi vont partir».
Le fondateur de WikiLeaks fait l’objet depuis plusieurs semaines d’une enquête pour viol et une autre pour agression sexuelle en Suède.



































