Angela LORENTE, Directrice de la téléréalité à TF1

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MEDIA +
Après le succès de la 1ère saison de «Qui veut épouser mon fils ?» en 2010 sur TF1, une 2nd édition revient dès le vendredi 2 novembre à 23h10. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?
ANGELA LORENTE
Produit par Starling, «Qui veut épouser mon fils ?» est une téléréalité dans laquelle le casting est le nerf de la guerre. C’est la raison pour laquelle nous avons pris le temps de sélectionner au mieux les protagonistes parmi 500 candidatures environ. Durant 8 à 10 semaines, en 2ème partie de soirée, ce docu-réalité aidera 5 garçons célibataires, âgés de 28 à 37 ans et vivant encore chez leur maman, dans leur quête de l’âme sœur. Nous nous intéressons à cette dysfonctionnalité dans la relation fusionnelle entre une mère et son fils, provoquant inévitablement des situations comiques.

MEDIA +
Vendredi 2 novembre en Prime, TF1 lancera la 12ème saison de «Koh Lanta». Comment expliquer une telle longévité ?
ANGELA LORENTE
«Koh Lanta» (ALP) est un format d’aventure universel sur le dépassement de soi, un thème porteur pour de nombreux téléspectateurs. Nos aventuriers représentent également toutes les cibles de la société française, du plus ancien au plus jeune. Et afin d’assurer la longévité du format, nous essayons de le chérir en conservant les fondamentaux et en y intégrant des mécaniques nouvelles qui surprendront les candidats et les téléspectateurs.

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Quelle tendance se dégage aujourd’hui en matière de téléréalité? Comment TF1 se positionne-t-elle sur ce genre ?
ANGELA LORENTE
Aujourd’hui, tout existe déjà en matière de téléréalité. C’est pourquoi nous devons mélanger les formats et les écritures : téléréalité-divertissement, magazine-divertissement, magazine-téléréalité, docu-fictions,… En ce sens, nous sommes ouverts à tous les producteurs et à toutes les bonnes idées. A TF1, notre but est de divertir tout en racontant des histoires sur des anonymes. «Baby Boom» par exemple, est un docu-réalité qui a apporté un véritable renouvellement du genre «documentaire».

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L’authenticité des candidats, est-ce la valeur sûre d’une bonne téléréalité ?
ANGELA LORENTE
Bien entendu ! Aujourd’hui, il faut être soi même. En France, les gens ont un problème avec l’image. Nous sommes dans un pays où les individus sont jugés en fonction de leurs accents,  leurs manières de s’habiller et de parler. Nous sommes dans une époque où la solidarité et la mixité sont primordiales. Les profils des candidats et leurs ambitions sont différents en fonction du programme.

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Comment s’annonce la saison à venir entre «Secret Story 7», «Coup de Foudre au prochain village», «The Audience» ?
ANGELA LORENTE
Concernant la prochaine saison de «Secret Story» (Endemol), je ne sais pas si nous allons rester sur un traitement «sitcom». Nous commençons à réfléchir à la manière dont nous aborderons le programme et comment nous pourrons surprendre les téléspectateurs. Notre prochaine émission, «Coup de foudre au prochain village» (TF1 Production) sera un format «feel good», léger et drôle. En outre, nous travaillons sur l’adaptation de «The Audience» (ITV Studios), un format sur la solidarité. Notre département téléréalité travaille aussi sur de nombreux projets. Aujourd’hui, je recherche des formats qui seront des «coups de cœur». Et en ce qui concerne la script-réalité, avec des candidats de téléréalité ? Pourquoi pas ! Mais je pense qu’il n’y a aucun intérêt à faire de la fiction avec des mauvais comédiens.