Anne HOLMES (France Télévisions) : «Nous voulons faire vivre les festivals, pas seulement les diffuser».

Anne HOLMES (France Télévisions) : «Nous voulons faire vivre les festivals, pas seulement les diffuser».

Avec plus de 200 festivals soutenus chaque année et une présence renforcée sur france.tv, YouTube et les réseaux sociaux, France Télévisions affirme son ambition de rendre la culture accessible au plus grand nombre. Anne Holmes, directrice de la création à France Télévisions, détaille la stratégie du groupe pour élargir les publics, accompagner les grands rendez-vous culturels et imaginer l’expérience festival de demain.

MEDIA +

France Télévisions soutient près de 200 festivals cette année et en couvre plus de 15. Dans un contexte budgétaire contraint, comment arbitrez-vous les choix entre les différents événements pour garantir à la fois diversité, qualité et visibilité ?

ANNE HOLMES

Avec l’Été des Festivals, le groupe soutient effectivement près de 200 festivals sur l’ensemble des territoires. Il s’agit de partenariats culturels qui offrent à ces événements une visibilité afin de les accompagner dans leur promotion. Certains sont également mis à l’honneur sur les antennes régionales et ultramarines. En ce qui concerne le choix des captations diffusées sur les antennes nationales, plusieurs critères entrent en ligne de compte : le rayonnement du festival, sa programmation et sa temporalité. L’objectif est d’assurer une couverture tout au long de l’été, en proposant une offre artistique diversifiée susceptible de toucher tous les publics.

MEDIA +

Un exemple concret ?

ANNE HOLMES

Oui. Nous avons notamment renforcé notre présence dans le domaine des musiques urbaines, particulièrement plébiscitées par les jeunes publics. France Télévisions est ainsi partenaire du festival Golden Coast, à Dijon, depuis sa création en 2024.

MEDIA +

La programmation mêle musiques actuelles, classique, opéra, théâtre, danse ou encore cultures ultramarines. Comment France Télévisions travaille-t-elle pour attirer de nouveaux publics vers des disciplines parfois perçues comme plus exigeantes ?

ANNE HOLMES

France Télévisions a vocation à rassembler tous les publics. C’est pourquoi notre présence à Avignon, aux Chorégies d’Orange, à We Love Green ou encore aux Francofolies de La Rochelle est une évidence. Pour amener de nouveaux publics à découvrir ces spectacles, nous les proposons de plus en plus souvent en avant-première sur france.tv, avant leur diffusion à l’antenne, et nous déployons des dispositifs éditoriaux dédiés sur l’ensemble de nos réseaux sociaux.

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Plus de 20 millions de Français ont suivi l’été des festivals en 2025. Quelles nouveautés avez-vous imaginées cette année pour aller encore plus loin ?

ANNE HOLMES

Nous misons, depuis 2025, de plus en plus sur les diffusions en direct sur france.tv et sur YouTube. Là où, il y a encore quelques années, nous proposions des captations diffusées plusieurs mois après les événements, nous avons considérablement renforcé les retransmissions en direct grâce à notre plateforme. Nous proposerons même, comme ce sera le cas pour le Main Square Festival les 4 et 5 juillet, des soirées diffusées en continu.

MEDIA +

Vous associez désormais des créateurs de contenus à certains festivals. Que peuvent-ils apporter de différent dans la relation avec le public ?

ANNE HOLMES

Un festival, ce sont des concerts, des rencontres avec les artistes, une ambiance collective. Les captations permettent d’en montrer une partie, mais en collaborant avec des créateurs de contenus, comme Pierre Delahousse, nous offrons à nos publics une expérience plus immersive : les coulisses, l’ambiance, les émotions…

MEDIA +

Entre Aya Nakamura, les Francofolies, les Chorégies d’Orange ou Avignon, comment concilier grands rendez-vous populaires et exigence culturelle ?

ANNE HOLMES

Un principe s’adresser à tous par une offre diversifiée en les proposant sur les antennes adaptées au public qui lui convient entre France 3 par exemple pour le Festival Interceltique de Lorient, France 4 pour Aya Nakamura et les Francofolies, Avignon sur France 5 ou encore le festival des Vieilles Charrues sur France.tv

MEDIA +

Demain, à quoi ressemblera selon vous l’expérience festival signée France Télévisions : plus immersive, plus numérique, plus participative ?

ANNE HOLMES

Nous tendons vers tout cela cette année avec une mobilisation de nos antennes, une part importante dans notre programmation sur france.tv et sur YouTube, une mobilisation de nos réseaux sociaux comme ceux de FranceTV culture et de Slash très impliqués. Nous serons également accompagnés d’un créateur de contenus sur le Main Square, les Francofolies, Rock en Seine et Le Golden Coast.

MEDIA +

Le Golden Coast, consacré au rap français, clôturera d’ailleurs votre saison estivale…

ANNE HOLMES

Oui, avec, pour la première fois, une présence forte sur le terrain. Pendant trois jours, les festivaliers pourront vivre l’expérience France Télévisions sur place, participer à des quiz autour de nos programmes, comme N’oubliez pas les paroles, s’initier à la présentation de la météo ou encore prendre part, dans notre studio, à l’enregistrement de contenus destinés à nos réseaux sociaux. Cette démarche nous permet d’être au plus près de nos publics et de partager avec eux une expérience plus immersive.

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