Une page se tourne. Le Sunny Side of the Doc a organisé sa dernière édition à La Rochelle. D’ici juin 2027, une nouvelle organisation sera créée avec un marché qui se tiendra à Strasbourg. L’occasion pour media+ de dresser le bilan de cette édition particulière avec Roman Jeanneau, Président de Doc Services.
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L’édition 2026 du Sunny Side of the Doc s’est finalement tenue du 22 au 24 juin 2026. Que s’est-il passé ces derniers mois ?
Roman JEANNEAU
Début décembre 2025, face aux difficultés économiques du secteur et à nos propres contraintes organisationnelles, nous avons estimé que nous ne serions pas en mesure de garantir le niveau d’exigence attendu d’un Sunny Side of the Doc. Nous avons donc pris la décision d’annuler l’édition 2026 afin de repenser le modèle et préparer l’avenir. Cette annonce a suscité une mobilisation exceptionnelle de la filière. Les professionnels nous ont fait comprendre à quel point ce rendez-vous leur était indispensable et qu’une année blanche risquait de fragiliser durablement l’événement. Grâce au soutien du CNC, à l’arrivée de nouvelles ressources opérationnelles via notre partenariat avec Documentary Campus et à une formule recentrée sur trois jours, nous avons finalement trouvé les conditions nécessaires pour maintenir cette édition.
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Quid de la suite pour le Sunny Side of the Doc ?
Roman JEANNEAU
L’avenir est désormais acté : le marché ne sera plus organisé à La Rochelle et Doc Services ne pilotera plus la prochaine édition. Une association portée par la filière est en cours de constitution, ce qui répond précisément à l’appel que j’avais lancé. Le CNC a trouvé une nouvelle région d’accueil pour 2027, Strasbourg, et accompagne désormais la structuration de ce nouveau projet.
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Y a-t-il une volonté de préserver l’héritage d’Yves Jeanneau ?
Roman JEANNEAU
C’est ce que j’essaie de faire depuis sept ans. Pour reprendre les mots du CNC, il s’agit de conserver l’ADN du Sunny Side tout en l’enrichissant. Les participants sont très attachés à l’événement et à La Rochelle. Un changement de ville demandera forcément une période d’adaptation, mais j’espère sincèrement que cet héritage sera préservé. C’est aussi pour cela que j’ai repris le Sunny Side fin 2018 : pour assurer sa continuité, tant pour les professionnels que pour préserver la mémoire d’Yves Jeanneau.
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Seriez-vous favorable à conserver le nom Sunny Side ?
Roman JEANNEAU
À ce stade, il s’agit du dernier Sunny Side of the Doc. Le CNC évoque désormais un nouveau marché du documentaire et, au-delà du nom, l’enjeu est surtout celui de la transmission d’un savoir-faire, d’un réseau et d’une histoire. Le nom pourra être conservé ou évoluer. Ce qui est certain, c’est qu’il s’agit du dernier Sunny Side à La Rochelle et du dernier organisé par Doc Services.
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Quel bilan tirez-vous de cette édition 2026 ?
Roman JEANNEAU
L’édition 2026 a été organisée en un temps record de cinq mois ! Le résultat est très positif puisque le marché a rassemblé 1 500 participants venus de 55 pays, 10 délégations internationales, plus de 800 sociétés, 73 exposants et un panel de 190 décideurs internationaux.
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Sous l’impulsion de Doc Services, un virage RSE a été engagé. Avez-vous réussi à en mesurer l’impact?
Roman JEANNEAU
Cette démarche existait depuis longtemps, mais nous avons souhaité la structurer davantage ces dernières années. Deux bilans carbone nous ont permis de mesurer nos progrès et d’identifier des pistes d’amélioration. Nous privilégions les circuits courts, les prestataires locaux et travaillons avec des partenaires engagés. Nos bâches sont recyclées par des associations locales et nous sommes membres de «1% for the Planet». Comme pour tout événement international, le principal défi reste celui des déplacements.






























