Antoine Baduel, P.-D.G. de Radio FG

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    En un an, Radio FG a enregistré une augmentation de 48% du nombre d’auditeurs quotidiens. Sur Paris et la petite couronne, elle est, au premier semestre 2007, la troisième radio jeune, devant Fun Radio. Rencontre avec Antoine Baduel, P.-D.G. de Radio FG et animateur de l’ «Happy Hour», émission qui, tous les soirs, réunit près de 100 000 auditeurs. Il revient sur la création de la radio au moment de l’émergence des musiques électroniques et commente le succès grandissant de la fréquence.

    média+ : Comment a évolué Radio FG depuis sa création en 1992 ?

    Antoine Baduel : Radio FG a été lancée en même temps que l’émergence des musiques électroniques, alors que celles-ci étaient encore méconnues. La radio était alors dans un rapport fusionnel avec la scène électronique. En France, contrairement à l’Allemagne ou à l’Angleterre, la musique électronique s’est toujours exprimée avec un média. Aujourd’hui des djs français comme Bob Sinclar, sont presque aussi connus que d’autres stars de la musique. Nous émettons dans les villes étudiantes comme Paris, Aix-en-Provence, Reims, Amiens ou encore Poitiers. Nous souhaitons d’ailleurs étendre notre réseau dans les grandes villes étudiantes et celles où il existe de vraies richesses culturelles, mais aussi en Ile-de-France. C’est une radio à dominante jeune, l’âge moyen étant de 23 ans, mais 10 à 15% de nos auditeurs ont plus de 35 ans. Cela montre l’ouverture et la diversité de la radio. Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’une musique underground, il y a une vraie vie des productions, vie à laquelle nous contribuons notamment à travers nos compilations.

    média+ : A ce propos, vous êtes leader français des ventes de CD de dance, house et électro pour ce 1er trimestre 2007.

    Antoine Baduel : Oui! FG c’est une marque autant qu’une radio. La gamme FG comporte plusieurs marques. Dancefloor FG est une compilation qui sort deux fois par an, en été et en hiver. C’est une compilation qui marche très bien, puisque nous frolons à chaque sortie le disque d’or (75 000 exemplaires vendus). Vient ensuite la compile Club FG, mixée par un dj une fois par an. Starfloor, en partenariat avec Air Play, est le reflet des hits du moment.

    On sort environ deux à trois cds par an. La marque FG est une marque de qualité, c’est un repère, qui, malgré le téléchargement, a su fidéliser son public. Tant à travers les produits FG qu’au niveau des émissions, nous avons une réelle volonté d’accompagner les artistes et de soutenir les jeunes talents. Nous souhaitons également montrer que la scène électro n’est pas sectaire. Dans mon émission «Happy Hour», nous faisons cohabiter des invités grand public et d’autres moins connus.

    média+ : Vous venez de créer avec Myspace «myspace nuit », avec lequel vous créez l’événement. Vous êtes très attaché à l’évènementiel ?

    Antoine Baduel : Je ne reviens pas sur le succès colossal de Myspace. Il existe une vraie communauté de nuit, l’idée nous est venue conjointement avec Myspace de créer cette spécificité. C’est un investissement qui consiste à accompagner le «buzz» et d’aller dans les clubs. A partir du 14 mai, ce sera l’occasion pour les clubbers et les professionnels de la nuit de se connecter les uns aux autres et de se retrouver on-line après s’être rencontrés sur le dancefloor. C’est également pour nous un autre moyen de révéler les nouveaux talents. Cela s’intègre complètement dans notre politique évènementielle. Nous allons d’ailleurs, à l’occasion de la fête de la musique, le 21 juin, transformer le Virgin Megastore des Champs Elysées en club. Pour la Marche des Fiertés, le 30 juin, de nombreux artistes dont David Guetta, Didier Sinclair et Boy Georges, se produiront place de la Bastille pour un concert géant.