Bientôt un appel d’offres pour la libéralisation de l’audiovisuel ivoirien

    302

    Le gouvernement ivoirien va «prochainement» lancer un appel d’offres dans le cadre de la libéralisation de l’espace audiovisuel de Côte d’Ivoire, qui ne comprend que deux chaînes publiques, a annoncé mercredi le ministre de la Communication Ibrahim Sy Savané. Aucune chaîne privée n’existe en Côte d’Ivoire en raison d’un monopole d’Etat. Seules sont autorisées les deux chaînes de la Radio-télévision ivoirienne (RTI, publique): la RTI-1 (diffusion nationale) et TV2 (diffusion limitée à 80 km autour d’Abidjan). Le gouvernement ivoirien va également «ouvrir le secteur de la radio à de nouveaux opérateurs privés», a ajouté le ministre lors de la présentation d’une étude portant sur la libération du secteur audiovisuel. Cette étude, réalisée à la demande de son ministère et financée par l’Union européenne, recommande «la création, dans un premier temps, de deux chaînes privées gratuites à vocation nationale». Il s’agit, selon ses auteurs, du «scénario de libéralisation le plus cohérent avec les attentes exprimées, ainsi qu'(avec) les contraintes techniques et économiques». Le paysage audiovisuel pourrait ensuite être complété par «une chaîne généraliste et une chaîne «de complément» (mi-généraliste, mi-thématique)», ajoute cette étude du cabinet français Média Consulting Group. Sans révéler le futur dispositif, le ministre ivoirien a estimé que l’étude permettait «d’offrir au gouvernement des arguments nécessaires à la conduite de la meilleure politique applicable en matière de libéralisation, en mettant à sa disposition le maximum d’informations, et surtout une méthode». Il a également annoncé la prochaine création d’un «observatoire de l’audiovisuel», chargé notamment du numérique et des aspects socio-économiques des médias audiovisuels. Déjà libéralisé depuis depuis une dizaine d’années, le secteur radiophonique de Côte d’Ivoire compte deux radios commerciales privées et environ 90 radios privées non commerciales.