La Commission européenne a adopté jeudi un plan d’action pour aider les Européens à mieux vieillir, appuyé par l’investissement d’un milliard d’euros d’ici à 2013 dans les technologies numériques. Le plan intitulé «Bien vieillir dans la société de l’information» consiste à aider les Européens âgés à rester actifs et à vivre de manière autonome plus longtemps, grâce à des services en ligne plus accessibles, indique la Commission dans un communiqué. «Le vieillissement de la population européenne est un défi pour notre marché de l’emploi et nos systèmes de services sociaux et de soins de santé», a commenté Viviane Reding, la commissaire européenne chargée de l’information et des médias. «Mais c’est aussi une opportunité économique et sociale. Les technologies de l’information et des communications donneront naissance à des produits et services nouveaux et plus accessibles, répondant aux besoins des personnes âgées», a-t-elle ajouté. En 2020, le quart de la population de l’UE aura plus de 65 ans. Seulement 10% des personnes âgées utilisent actuellement l’Internet, selon les estimations de la Commission. Car des problèmes visuels ou auditifs, ou un amoindrissement de leur dextérité, découragent de nombreuses personnes âgées (21% des plus de 50 ans) de s’aventurer dans cette voie, ajoute-t-elle. Le plan d’action vise notamment à «accélérer l’adoption des technologies, par exemple au moyen d’un ensemble de projets pilotes et d’un système européen de récompenses pour les maisons intelligentes». Il propose en particulier de soutenir un programme de recherche conjoint entre les secteurs public et privé, consacré à «l’assistance à l’autonomie à domicile». Ce programme devrait bénéficier d’environ 600 millions d’euros d’ici à 2013, financés par l’Union européenne et ses États membres, ainsi que par le secteur privé. Il s’inscrit dans une enveloppe publique/privée totale d’un milliard d’euros à l’horizon 2013, consacrés à la recherche et l’innovation pour «bien vieillir». La somme de 400 millions d’euros est en outre inscrite dans le dernier programme-cadre de recherche de l’UE, auxquels s’ajoutent une autre enveloppe de 30 millions.



































