C. SOLANILLAS (EVS Productions) : «Dans «Kepler(s), nos comédiens sont véritablement habités par leurs personnages»

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Lundi dernier, France 2 s’est hissée en tête des audiences avec le lancement de «Kepler(s)», portée par Marc Lavoine et Sofia Essaïdi. Les deux épisodes inédits de la soirée ont séduit 4,6M de téléspectateurs en moyenne (20,7% de pda). Deux nouveaux numéros seront proposés ce soir. Quelle est l’origine de la série ?

Caroline SOLANILLAS

Dans cette aventure, il y a quelque chose d’assez incroyable. Les auteurs de la série, Yoann Legave et Jean-Yves Arnaud, sortaient tout juste d’une école de scénaristes. L’un venait de l’humanitaire et l’autre était journaliste avant qu’ils se lancent dans cette école pendant deux ans. Nous les avons rencontrés à cette occasion. En lisant le scénario de «Kepler(s)», série sur laquelle ils avaient travaillé durant leurs études, nous avons été immédiatement séduits par leur travail, le sujet traité et la façon de l’aborder. Nous avons proposé le projet à France Télévisions qui a partagé le même enthousiasme que nous.

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Le processus de production s’est donc mis en route très rapidement ? 

Caroline SOLANILLAS

C’est exact ! Nous avons mis 1 an et demi pour produire cette série policière. C’est assez rapide pour un 6X52’. Dans «Kepler(s)», il y a une forte dimension psychologique. Le héros a plusieurs personnalités et s’interroge sur son état alors qu’il enquête sur une série de crimes, à Calais. Durant le casting, Marc Lavoine a fait des essais remarquables. Tout le monde a été unanime. Même chose pour Sofia Essaïdi qui a aussi été très convaincante. Dans la série, ces derniers sont véritablement habités par leurs personnages.

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Au-delà de «Kepler(s)», que développez-vous actuellement ?

Caroline SOLANILLAS

Une série de 8X52’ destinée à une plateforme de SVOD. Le projet s’appelle «Voltaire, Mixte» (8X52’) et elle est écrite par Marie Roussin (à l’origine de l’adaptation des «Bracelets Rouges»). L’histoire se déroule dans un lycée français, dans les années 60. Nous racontons comment cet établissement, jusqu’alors lycée de garçons, va devenir le premier lycée mixte de la ville d’Angers et du département. Nous aurons à la fois les regards croisés des adolescents et des adultes.

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Travailler pour une plateforme SVOD, ça change quoi ?

Caroline SOLANILLAS

Il y a des règles d’écriture un peu différente dans la mesure où la consommation non linéaire nous impose une nouvelle manière de faire. C’est une expérience riche.

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Avez-vous d’autres séries en gestation ?

Caroline SOLANILLAS

Oui, nous avons signé un projet de coproduction internationale, «Babel» (6X52’), une série d’aventure à la frontière du fantastique. Nous y suivons une jeune archéologue universitaire qui n’a jamais mis les pieds en dehors de Paris. Elle va partir à la recherche d’un trésor qui permettra de réhabiliter la mémoire de son père, lui aussi archéologue. C’est un mixe entre «L’homme de Rio» et «Les Aventuriers de l’arche perdue».

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Dans un autre style, En Voiture Simone a produit «La Minute Vieille» sur ARTE. Ce programme court pourrait-il revenir ?

Caroline SOLANILLAS

Seul l’avenir nous le dira ! A l’époque, nous devions nous arrêter à la 5ème saison. Finalement, ARTE avait souhaité nous en commander une 6ème. On a un public très attaché à cette série déjantée. Pour preuve, nous avions doublé l’audience du programme entre la 1ère et la dernière saison.

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Faites-vous aussi de l’adaptation ?

Caroline SOLANILLAS

Oui nous avions produit en 2018 la série «Ils ont échangé mon enfant» (2X52’) pour TF1, adapté du roman du même nom. Cet unitaire en deux parties était inspiré d’une histoire vraie.