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Petits drones de loisirs s’aventurant à proximité de sites sensibles ou engins malveillants de plus en plus perfectionnés: face à une menace croissante, l’armée de l’Air, le Cnes et groupe ADP ont annoncé lundi coopérer en matière de lutte antidrones. 

Les trois partenaires ont conclu une convention pour cinq ans. Celle-ci vise à partager leur analyse de la menace, leur expérience et les solutions techniques pour la contrer, indiquent-ils dans un communiqué. Le nombre d’incidents liés à des drones est en augmentation constante, étant passé de 600 événements entre 2011 et 2015 à près de 2.000 pour la seule année 2019, selon les données de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA). 

A l’aéroport londonien de Gatwick, 115 signalements de drones avaient été effectués en l’espace de trois jours en décembre 2018, provoquant plus de 1.000 annulations de vols. 

Ces incidents se répètent de plus en plus fréquemment: l’espace aérien de l’aéroport de Madrid avait été fermé pendant près d’une demi-journée en février 2020 après le signalement d’un drone; à la même période, l’aéroport de Francfort, l’un des plus fréquentés d’Europe, avait été bloqué plus d’une heure pour la même raison.

La surveillance de la basse altitude, et notamment la capacité de distinguer un futur taxi volant d’un drone qui n’a rien à faire dans la zone, est donc un enjeu de taille pour ADP, gestionnaire des aéroports de Paris-Orly et Roissy-Charles De Gaulle. 

Le groupe a notamment développé depuis 2017 un système de détection, Hologarde, qui avait en particulier été testé cette année-là lors du salon aéronautique du Bourget. 

Pour le Centre national d’études spatiales (Cnes), il s’agit de «renforcer la protection du Centre spatial guyanais» à Kourou et de s’assurer de la protection du centre spatial de Toulouse qui doit abriter d’ici 2025 le commandement militaire de l’espace. 

Chargée de la protection du ciel français, l’Armée de l’Air et de l’Espace est fréquemment amenée à instaurer des bulles de sécurité aérienne, comme lors du 14-Juillet, pour le sommet du G7 de Biarritz en 2019, ou bientôt pour la Coupe du monde de rugby en 2023 et les Jeux olympiques l’année suivante. 

Pour son chef d’état-major, le général Philippe Lavigne, «l’innovation, couplée à des processus d’acquisition de matériels courts et réactifs, seront demain déterminants pour relever ces défis majeurs en matière de sûreté aérienne».