Ecrans chez les enfants et adolescents : les acteurs du numérique signent un protocole

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Le gouvernement et de nombreux acteurs du numérique ont signé mardi un protocole pour donner aux parents informations et outils pour maîtriser l’usage des écrans par les enfants et adolescents. 

Le «protocole d’engagements pour une utilisation raisonnée et raisonnable des écrans chez les mineurs» a été signé, lors de la Conférence des familles à Paris, par Apple, Facebook, TikTok, Samsung, Youtube, Google, Netflix, France TV, SFR, Orange, Bouygues Telecom notamment ainsi que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et des associations de protection de l’enfance. Il vise à élargir le site jeprotegemonenfant.gouv.fr avec des informations et des outils pratiques et simples à destination des parents.

Les enfants de 3 à 17 ans passent en moyenne 3 heures par jour devant les écrans, selon le secrétariat d’Etat à l’Enfance. Ce temps d’écran augmente avec l’âge pour atteindre plus de 7 heures par jour pour 23% des 15-17 ans. Pendant le confinement de mars à mai 2020, la moitié des 18-24 ans ont passé 7 heures ou plus de leur temps libre devant un écran par jour. Et les enfants de 6-12 ans ont eu un temps d’exposition quotidien aux écrans de 7 heures environ, incluant le temps consacré à l’éducation. 

Les partenaires s’engagent à proposer au moins un outil gratuit, ou à mettre en place des solutions destinées à protéger les jeunes contre la surexposition aux écrans et les contenus inappropriés, ou à informer l’utilisateur ou promouvoir ces outils. Ils fourniront les informations appropriées en lien avec leurs appareils, services et produits afin de les mettre à disposition des parents sur le site jeprotegemonenfant.gouv.fr. 

Lancé en février 2020 et centré sur le contrôle de l’accès à la pornographie, le site sera élargi dans les prochaines semaines afin de devenir un portail d’information unique sur la parentalité numérique. 44% des parents ne se sentent pas assez accompagnés dans l’encadrement de la pratique numérique de leur enfant, selon le gouvernement.