L’Institut Français va lancer en novembre un site dédié au «rayonnement» de la création numérique française

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L’Institut Français va lancer en novembre un site dédié au «rayonnement» de la création numérique française dans le monde, afin d’encourager sa diffusion à l’étranger et le développement à «l’export» des savoir-faire, a annoncé mercredi l’établissement promoteur de la culture française à l’étranger. Baptisé «IFdigital», ce site bilingue français/anglais mettra en avant à partir du 24 novembre le meilleur des créations françaises dans l’art numérique, la réalités virtuelle et augmentée, le jeu vidéo, le «livre innovant», ou encore la webcréation. L’ambition est également de créer un annuaire à destination des professionnels pour favoriser les mises en relation avec des partenaires et décideurs étrangers. «C’est à la fois une vitrine pour valoriser ce qui se fait en France en matière de création numérique, dans toute sa diversité, mais aussi une boîte à outils très importante pour créer des connexions, des liens entre professionnels et pour que cela débouche sur des programmations à l’étranger», explique Erol Ok, directeur général de l’Institut Français. En parallèle, l’Institut Français lance pour la première fois à Paris «Novembre numérique», la fête international des cultures numériques qu’il organise depuis 2017 dans l’ensemble de son réseau culturel à l’étranger. Organisée du 24 au 29 novembre en coopération avec d’autres institutions culturelles comme le Centre Pompidou, la Bibliothèque nationale de France ou le Centre des Monuments nationaux, l’événement proposera une série d’ateliers, performances, tables-rondes, exposition, et rencontres professionnelles. Avec 70 pays et 100 villes qui y ont participé en 2020, «Novembre numérique» permet à l’Institut Français de montrer une «image méconnue» de la création française dans le monde et d’attirer également un nouveau public dans son vaste réseau sur les cinq continents. «Le numérique est un bon outil pour faire venir peut-être un public plus différent, plus jeune, qui ne viendrait pas spontanément dans nos lieux de la culture française à l’étranger, souligne Erol Ok. C’est une manière d’élargir le public, de le renouveler et de l’intéresser à d’autres secteurs». «La création française est évidemment très forte sur le spectacle vivant, le patrimoine, mais ce sont des choses déjà connues. On veut montrer que c’est aussi le cas sur des secteurs nouveaux et très modernes comme la réalité virtuelle ou la réalité augmentée», complète-t-il.