La famille du président égyptien défunt Anouar al-Sadate menace de poursuivre en justice les producteurs iraniens d’un documentaire sur son assassinat, indique dimanche le quotidien «Al Masri al-yom». «Les producteurs auraient dû demander l’autorisation de la famille avant de produire le film», a déclaré Rokeya al-sadate, la fille de l’ancien président, citée par le journal. «Toute atteinte recevra une réponse forte», a-t-elle ajouté. Le documentaire, diffusé par la télévision iranienne et intitulé «Assassinat d’un pharaon», traite selon ses producteurs de «l’assassinat révolutionnaire du président égyptien traître par les mains du martyr Khaled Eslambouli». Principal accusé dans l’assassinat de Sadate, Khaled Eslambouli a été condamné à mort et pendu en 1982. D’après le film, Sadate a été assassiné pour avoir signé avec Israël les accords de paix de Camp David en 1979. «Produire un tel film est une tentative basse pour ternir l’image de l’homme (Sadate) et falsifier l’histoire», s’est insurgé Talaat al-Sadate, son neveu et ancien député, également cité par le journal. Le documentaire a suscité de vives réactions dans les milieux intellectuels et politiques égyptiens. Un dirigeant du groupe islamiste Jamaa Islamiya, l’un des groupes ayant participé à l’assassinat de Sadate, a affirmé au journal que l’ancien président «était un grand homme (…) Khaled Eslambouli l’a tué en croyant bien faire». Anouar al-Sadate a été tué le 6 octobre 1981 par des islamistes durant un défilé militaire organisé pour célébrer l’anniversaire de la guerre de 1973 contre Israël.



































