A l’issue des «4èmes Assises du Très Haut Débit» qui se sont déroulées mercredi matin au Palais Bourbon, média+ s’est entretenu avec Hervé Maurey, Sénateur de l’Eure et Parlementaire en mission auprès de la Secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du développement de l’économie numérique sur le Très Haut Débit.
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Quels sont les objectifs fixés autour de votre mission sur le Très Haut Débit ?
Hervé MAUREY
L’arrivée du Très Haut Débit est souvent comparée à l’apparition de l’électricité au siècle dernier. Les enjeux sont considérables à la fois en termes économiques et d’aménagement du territoire. Ce déploiement aura un impact sur les entreprises et les conditions de vie au sein des territoires ruraux. Ce sont des enjeux primordiaux d’autant plus qu’un certain nombre de pays d’Asie et d’Europe se sont déjà engagés dans ce déploiement. Les objectifs fixés par le Président de la République lors de la clôture des Assises de la Ruralité en février dernier sont les suivants : 75% de la population doit être raccordé au Très Haut Débit en 2020 et 100% en 2025.
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L’Etat soutient-il suffisamment la mise en place du Très Haut Débit ?
Hervé MAUREY
L’Etat a choisi un modèle de développement du Très Haut Débit qui laisse l’initiative aux opérateurs privés. Il faut que l’Etat demeure néanmoins un acteur actif pour s’assurer que l’intérêt général prime sur l’intérêt particulier des opérateurs.
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Qui financera le déploiement du Très Haut Débit ?
Hervé MAUREY
Le déploiement du Très Haut Débit devrait coûter 30 milliards d’euros. Compte tenu des importants investissements privés, il nous faudrait une dizaine de milliards d’euros de fond public sur 15 ans. Cela comprendrait notamment les fonds européens et ceux des collectivités locales.
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Quelles seront à long terme les retombées économiques et sociales de la mise en place du Très Haut Débit ?
Hervé MAUREY
Les retombées seront considérables. Le seul fait de déployer la fibre optique devrait créer 365.000 emplois par an sur 10 ans. Cela devrait engendrer annuellement 20 milliards d’euros de valeur ajoutée et des économies de l’ordre de 700 millions d’euros par an. Le déploiement de l’infrastructure se remboursera sur 10 ans…



































