France Télévisions améliore ses prévisions de pertes liées à la crise sanitaire

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France Télévisions a amélioré jeudi ses prévisions de pertes liées à la crise sanitaire, après avoir constaté «une reprise des activités plus rapide» que prévu, et pariant sur un «redressement rapide» de la publicité.Dans un communiqué publié jeudi, le groupe public indique avoir présenté à son conseil d’administration une nouvelle trajectoire budgétaire.  Le groupe avait prévu début juin «une perte très importante de chiffre d’affaires publicitaire cette année», avec une perte d’exploitation prévisionnelle (avant éléments non récurrents) d’abord estimée à 55 puis à 37 millions d’euros. La nouvelle prévision présentée jeudi affiche une «nette amélioration» du résultat d’exploitation prévisionnel de 15 millions d’euros, pour une perte d’exploitation prévisionnelle de 22 millions d’euros. France Télévisions a constaté «une reprise des activités plus rapide que les hypothèses retenues lors de la première prévision, qui réduit le déficit structurel de certains secteurs induit par la crise (+6 milllions d’euros), non compensé par le bénéfice du chômage partiel auquel France Télévisions n’a pas recouru». Le groupe prévoit également un «redressement du chiffre d’affaires publicitaire et du résultat de ses filiales (+4 millions d’euros), du fait d’un marché publicitaire moins dégradé que prévu et du dynamisme de la régie publicitaire de France Télévisions». Enfin, «une mise sous tension budgétaire de l’ensemble des directions de France Télévisions a permis de générer 5 millions d’euros d’économie répartis sur tous les postes de charges». L’impact reste conséquent pour un groupe qui avait dégagé un résultat d’exploitation tout juste à l’équilibre (0,1 million d’euros) l’an dernier, sur un budget total d’un peu plus de 3 milliards d’euros. Cette nouvelle trajectoire s’inscrit dans un «pacte de transition» lancé par le groupe dirigé par Delphine Ernotte, dont le mandat s’achève cet été et qui est candidate à sa propre succession. L’objectif est de s’adapter aux conséquences de la crise.Un dispositif qui porte notamment sur l’adaptation des programmes (avec des initiatives en matière d’éducation et de culture), intègre un plan de soutien à la filière audiovisuelle lancé pendant le confinement, et doit s’accompagner aussi de coopérations européennes renforcées.