France TV : la justice rendra jeudi sa décision dans l’affaire Bygmalion

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L’ancien patron de France Télévisions Patrick de Carolis et le fondateur de la société Bygmalion Bastien Millot, sauront jeudi si la justice les condamne pour avoir passé des contrats entachés de favoritisme.

A l’audience fin novembre, le parquet a requis six mois de prison avec sursis et une amende de 25.000 euros contre le journaliste-producteur aujourd’hui retraité. Contre le communicant à la réputation sulfureuse, ancien haut dirigeant de France Télévisions, également impliqué dans le scandale des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, le procureur a réclamé 4 mois avec sursis et 75.000 euros d’amende. Il a été plus clément à l’égard d’un 3ème prévenu, l’ancien secrétaire général de France TV Camille Pascal, le seul selon lui à être «prêt à assumer» les transactions litigieuses. Il a demandé 15.000 euros d’amende à son encontre. France TV et Bygmalion ont passé en 2008 et 2009 des contrats de prestation de services, sans mise en concurrence, pour un montant total de près de 1,5 million d’euros. Les 1ères commandes ont été passées alors que Bastien Millot venait, à l’automne 2008, de se mettre en congé de son poste de directeur de la communication de France TV pour fonder sa société. Pour l’accusation, il y a eu «favoritisme» au profit de M. Millot, et «recel de favoritisme» de la part de ce dernier. La défense a plaidé la relaxe, en soulignant que France TV avait continué à travailler avec Bygmalion après 2009, et plus précisément jusqu’en 2013, sans que la justice n’ trouve motif à contestation.