J.-P. ALESSANDRI (Ramona Productions) : « Nous terminons pour France Télévisions, 2 épisodes de la comédie policière «Le crime lui va si bien» »

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Société de production audiovisuelle et cinématographique indépendante, Ramona Productions a été fondée par Olga Vincent et Jean-Pierre Alessandri, auteurs et producteurs. Focus sur leurs différents projets.

MEDIA +

Comment se positionne Ramona Productions ?

Jean-Pierre ALESSANDRI

Œuvrant aussi bien pour la télévision que pour le cinéma, nous produisons essentiellement de la fiction de Prime Time, et plus ponctuellement du documentaire.

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Que développez-vous en matière de fiction ?

Jean-Pierre ALESSANDRI

Nous terminons pour France Télévisions deux épisodes de 52’ d’une comédie policière intitulée «Le crime lui va si bien» dont l’héroïne principale est incarnée par Claudia Tagbo. Nous sommes actuellement en mixage, et nous devrions livrer ces deux épisodes pour la fin de l’année 2021. Il s’agit d’une série qui fonctionne bien auprès du public, et qui a été récompensée du Grand prix du festival de Cognac. (Le 2ème épisode de la série, diffusé le 8 janvier 2021, avait été suivi par 6 millions de téléspectateurs, soit 25,5% du public ndlr). Trois nouveaux épisodes sont en cours d’écriture. Le tournage est prévu en mai-juin 2021 en Nouvelle Aquitaine. Les histoires racontent les aventures d’une flic qui vit dans une ferme, et qui partage son temps entre les enquêtes et ses activités de paysanne.

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Quels sont les autres projets audiovisuels en cours ?

Jean-Pierre ALESSANDRI

Olga Vincent, qui dirige aujourd’hui Ramona Productions, développe plusieurs projets de séries dont une saga sur la famille Guerrini ainsi que des adaptations de formats étrangers avec Carson Prod. Côté cinéma, nous  développons avec LES FILMS DU BAL,  le prochain long métrage d’Ilan Klipper (qui vient de finir «Le Processus de Paix» avec Camille Chamoux) et nous sommes associés à «Plus que Jamais» d’Emily Atlef  avec Vicky Krieps, Gaspard Ulliel, Liv Ullmann, produit par EAUX VIVES. Pour ma part, je suis en discussion avec Boris Akounine, un écrivain russe, pour développer une série inspirée des grands collectionneurs russes. Je prépare aussi en Corse un film documentaire autour duquel je vais m’intéresser à la vie de villageois qui travaillent à la création d’une pièce de Ionesco. Je vais suivre leur travail cet hiver.

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Votre collection documentaire «La Vie Filmée» sera projetée du 5 au 19 novembre au Centre Pompidou puis, sur MADELEN, l’offre streaming de l’INA. Quelles est son origine ?

Jean-Pierre ALESSANDRI

En février 1975, j’étais alors producteur au sein de France 3. J’ai eu l’idée de proposer à la direction de la chaîne, la création d’une série singulière à partir des films personnels des Français des années 1920 aux années 1960. Je propose alors au réalisateur Jean Baronnet de me rejoindre pour produire cette collection. Nous lançons ensuite un appel à tous les centres d’actualités régionaux de la chaîne, pour aller à la recherche des films amateurs de Français. Objectif : récupérer les bobines de films qui auraient été oubliées depuis longtemps au fond des greniers. Il s’agissait de démocratiser la télévision à l’époque. France 3 était alors une très jeune chaîne et pouvait se permettre de prendre des risques. C’est ainsi que «La Vie Filmée» a démarré.

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Quel est l’aboutissement de ce projet ?

Jean-Pierre ALESSANDRI

Pendant des semaines, nous avons visionné des films amateurs, puis sélectionné des séquences que nous allions tirer au laboratoire en 16 mn. Il s’agissait du format utilisé à l’époque pour les diffusions à la télévision. Le but étant de raconter, grâce à ces bobines historiques, sociologiques et poétiques, un grand feuilleton collectif. Une histoire de France du XXème siècle, filmée à travers les yeux des Français eux-mêmes. Composée en une série de 7 épisodes, les réalisateurs de chacun d’eux, à la manière d’anthropologues, ont classé et sélectionné les images afin de soigneusement les monter tout en conservant leur émouvante imperfection. Puis, ce sont des écrivains et cinéastes célèbres comme Agnès Varda, Georges Perec, Roger Grenier, Monique Lange et Henri Amouroux qui ont écrit les commentaires et posé leur voix sur chacun des épisodes. Aujourd’hui, l’INA et la Cinémathèque du Documentaire à la BPI invitent le public à découvrir, ou redécouvrir la série au Centre Pompidou du 5 au 19 novembre. Le programme des projections est à retrouver sur le site de la BPI : www.bpi.fr.

LES DIRIGEANTS

J-P. Alessandri

O. Vincent

Gérants & producteurs

COORDONNEES

53 rue Notre-Dame de Nazareth 

75003 Paris

DATE DE CREATION

1998

PRODUCTIONS

«Le crime lui va si bien» (F2) «Marie Besnard, L’empoisonneuse» (TF1),…