Jordan Bardella Réaffirme la Volonté du RN de Privatiser l’Audiovisuel Public

57

Dimanche, Jordan Bardella, le président du Rassemblement National (RN), a réitéré la volonté de son parti de privatiser l’audiovisuel public si le RN accède au pouvoir à l’issue des élections législatives. Cette déclaration, faite lors de son passage sur France 3, reflète une ambition déjà exprimée par le parti durant la campagne présidentielle. 

«L’ambition que nous avons portée pour la présidentielle reste d’actualité, celle à terme de privatiser l’audiovisuel public pour faire des économies (…) Évidemment, ça ne se fait pas en 24 heures», a affirmé M. Bardella. Cette déclaration souligne la détermination du RN à poursuivre cette réforme structurelle malgré les défis logistiques et temporels qu’elle implique. 

Selon Jordan Bardella, la privatisation de l’audiovisuel public est envisagée comme une mesure nécessaire pour réduire les dépenses publiques. Le RN estime que cette réforme permettra de réaliser des économies significatives qui pourraient être redirigées vers d’autres secteurs prioritaires. 

L’idée de privatiser l’audiovisuel public n’est pas nouvelle dans le discours du RN. Elle s’inscrit dans une vision plus large de réduction de l’intervention de l’État dans certains domaines pour favoriser une gestion plus efficace par le secteur privé. Cette approche vise également à réduire ce que le parti considère comme une influence excessive de l’État sur les médias. 

La proposition de privatisation suscite des réactions contrastées. D’un côté, les partisans de la réforme soutiennent qu’elle permettra une meilleure gestion des ressources et une plus grande diversité dans l’offre médiatique. De l’autre, les opposants craignent une diminution de la qualité et de l’indépendance de l’information, ainsi qu’un accès restreint à une programmation culturelle et éducative de qualité. 

Jordan Bardella a souligné que la privatisation de l’audiovisuel public ne serait pas une mesure immédiate, reconnaissant la complexité d’une telle réforme. Il a indiqué que le processus serait progressif et nécessiterait une préparation minutieuse pour assurer une transition en douceur.