La «Bande à Bonnaud» menacée à France Inter: CGT et Sud appellent à la grève

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    Les syndicats CGT et Sud de France Inter ont appelé lundi l’ensemble des salariés de la station à une grève de 24 heures jeudi pour protester contre les «menaces» qui pèsent sur «La bande à Bonnaud», une émission culturelle présentée par Frédéric Bonnaud. La CGT, premier syndicat à Radio France, et Sud «appellent l’ensemble des personnels qui travaillent pour France Inter à cesser le travail le jeudi 28 juin de 0h00 à 24h00», écrivent-ils dans un communiqué commun. La direction a simplement indiqué que les syndicats allaient être reçus mardi matin par la direction de Radio France «dans le cadre du préavis de grève». L’équipe de «La bande à Bonnaud», magazine culturel diffusé du lundi au vendredi de 16h30 à 18h00, est «menacée de disparition» à la rentrée et le «nom du remplaçant (Yves Calvi, présentateur sur France 5, NDLR) a déjà été annoncé dans la presse et confirmé par la direction de France Inter», expliquent les syndicats. «La direction m’a fait comprendre que mon émission allait être supprimée en quotidienne et que pour la rentrée Yves Calvi avait signé sur le seul créneau restant, de 17h00 à 18h30… c’est-à-dire le mien», a expliqué Frédéric Bonnaud. «Ils me diront tout le 29 juin au plus tard, sachant que la dernière émission est le 28. On nous précarise jusqu’au dernier moment, il y a vraiment de quoi être furax», a estimé le journaliste culturel. Frédéric Bonnaud indique que le directeur de France Inter, Frédéric Schlesinger, lui a opposé de «moins bons résultats d’audience», et il fustige de son côté la «volonté (de la direction) de débaucher des cumulards de la télévision». Selon Jean-Paul Quenesson, délégué Sud, M. Bonnaud et sa «liberté de ton» sont «emblématiques de la station et du service public». Pour la CGT de Radio France, la «mise à l’écart» de l’émission «ressemble sérieusement à un début de reprise en main politique des antennes».