Le Brésil pleure Paulo Gustavo, l’un des humoristes les plus populaires du pays, mort du Covid

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Le Brésil était en deuil mercredi au lendemain de la mort de Paulo Gustavo, l’un des humoristes les plus populaires de ce pays, terrassé par le Covid-19 à seulement 42 ans, après 53 jours d’hospitalisation. 

«À 21h12 mardi, malheureusement, le patient Paulo Gustavo Monteiro est décédé, victime de complications du Covid-19», a annoncé l’hôpital de Rio de Janeiro où il était soigné depuis le 13 mars. 

Son état de santé s’était amélioré ces dernières semaines, mais s’est à nouveau  détérioré à partir de ce lundi 3 mai. 

«Tu as beaucoup brillé sur terre, mais tu es une étoile qui brillera encore plus au ciel, veillant sur notre famille», a réagi sur Instagram le mari de Paulo Gustavo, le dermatologue Thales Bretas. 

Le couple avait deux fils d’un an, nés de mères porteuses.Même le président d’extrême droite Jair Bolsonaro, pourtant coutumier des dérapages homophobes, a tenu à lui rendre hommage. 

«Que Dieu le reçoive avec joie et réconforte sa famille et ses amis, ainsi que ceux de toutes les victimes du Covid», a-t-il écrit sur Twitter. 

«Le Covid a emporté encore une fois un des nôtres. Un grand Brésilien, qui a apporté beaucoup de joie à notre pays», a déclaré pour sa part l’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010). 

«Paulo Gustavo était l’expression de la joie du Brésil», a dit lui aussi le chanteur Caetano Veloso. 

Suivi par plus de 16 millions d’abonnés sur Instagram, Paulo Gustavo était célèbre au Brésil pour avoir créé le personnage de Dona Herminia, une mère loufoque qu’il a interprétée lui-même pendant plusieurs années au théâtre, dans la pièce «Minha mãe é uma peça» («ma mère est une pièce», ndlr : de théâtre), puis au cinéma, avec trois films qui ont battu des records d’entrées. 

Un grand nombre de messages d’internautes mêlaient hommages à l’humoriste et critiques de la gestion sanitaire du gouvernement Bolsonaro, qui n’a cessé de minimiser la gravité de la pandémie. 

Le Brésil est le deuxième pays le plus endeuillé derrière les Etats-Unis, avec la mort de plus de 411.000 personnes causée par le virus en un peu plus d’un an.