Le rachat du «Monde» «ne se fera pas autour d’Orange», assure l’opérateur

Le rachat du «Monde» «ne se fera pas autour d’Orange» (France Télécom), qui n’est qu’un «partenaire possible» pour le numérique et n’investirait que «quelques dizaines de millions d’euros», a affirmé jeudi le directeur général de l’opérateur de télécoms.
«Orange est nécessairement un appoint, ça n’est pas autour de nous que ce projet va se faire. Nous sommes un partenaire possible», a déclaré Stéphane Richard lors d’un colloque du cabinet NPA Conseil sur le numérique. Il a répété qu’il ne s’agissait «en aucun cas du rachat» du groupe Le Monde. «Nous ne sommes pas dans une logique de renflouement financier. Nous ne sommes pas des mécènes, encore moins des supplétifs inspirés par je ne sais quelle arrière pensée», a assuré M. Richard, alors que le quotidien «Libération» a évoqué une intervention de l’Elysée dans le dossier. «Nous portons un regard d’industriel fondé sur une logique gagnant-gagnant, pas de professionnel de la presse. Nous ne ferons rien sans support industriel solide», a martelé M. Richard.
Mais l’opérateur n’exlut pas, «à l’appui de cette stratégie industrielle», de jouer aussi «un rôle de complément dans un tour de table», a-t-il détaillé, précisant avoir été sollicité par «tous» les repreneurs potentiels du Monde. Orange ne serait prêt à investir que «quelques dizaines de millions d’euros» dans l’opération, ce qui ne représente «pas un coût exorbitant» au regard de l’investissement total de l’opérateur dans les contenus, de presque un milliard d’euros par an. Outre Le Monde interactif visé par le partenariat d’Orange, qui apporterait son expertise numérique, l’opérateur a évoqué un «mariage» entre les régies publicitaires des sites d’information orangeactu et lemonde.fr, respectivement 2ème et 3ème sites d’information en France en termes d’audience. L’opérateur n’exlut pas d’ouvrir un «partenariat» pour les chaînes de télévision d’Orange.

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