Les spectateurs de cinéma férus de réseaux sociaux

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Les spectateurs de cinéma sont près de 77% à être abonnés à un réseau social et encore plus chez les jeunes, tandis que la télévision est le premier vecteur d’information qui incite à aller voir un film, selon une enquête publiée lundi par le Centre national du cinéma.

En 2014, 76,8% de spectateurs sont membres d’au moins un réseau social (contre 73% l’an dernier). Cette part atteint 93,9% chez les 15-24 ans (85,9% précédemment) et 92,7% chez les 25-34 ans (85,1%), selon cette enquête PubliXiné/Harris Interactive publiée dans l’étude annuelle «La géographie du cinéma». 

En revanche, 27,7% seulement des spectateurs (26,5% en 2013) ont visité la page Facebook d’un film (60,3% pour les jeunes et 35% chez les spectateurs assidus). 

La télévision est cependant le premier vecteur d’information incitant le public à aller voir un film (51,6% en 2014, contre 45,9% en 2013), devant le bouche-à-oreille (47,5% contre 45,9%), la bande-annonce vue au cinéma (41,5% contre 43,9%) ou sur internet (38,8% contre 44,4%). L’an dernier, le bouche-à-oreille étaient à égalité devant la télévision. 

Internet est le premier moyen pour s’informer sur l’horaire d’une séance (71%), tandis que parmi les spectateurs ayant réservé à l’avance leur place (12,4% au total), 61,2% l’ont fait à partir de leur ordinateur. Le cinéma reste une activité collective, 88,3% s’y rendant à plusieurs, et planifiée, 68,1% ayant pris la décision la veille ou plusieurs jours à l’avance, selon cette enquête réalisée sur internet deux fois par mois auprès de 800 à 1.000 personnes âgées de 15 ans étant allées au cinéma au moins une fois dans l’année. 

Enfin, selon l’étude «La géographie du cinéma», 72,1% des entrées et 73,7%  des recettes de 2013 sont réalisées dans les agglomérations de 100.000 habitants et plus où habitent 46,3% des Français. Ces unités urbaines (y compris l’agglomération parisienne) regroupent 54% des écrans actifs et 67,6% des multiplexes. 

La France comptait en 2013 5.587 écrans, soit 79 de plus qu’en 2012. La fréquentation était en repli globalement de 4,9%, mais chutait à -12,5% dans les zones rurales tandis que dans l’agglomération parisienne, le repli était limité à 3,6%. 

Les unités urbaines de 100.000 à 200.000 habitants étaient en repli de 6,5%. 

Chaque région a sa caractéristique concernant le public: la Provence-Alpes-Côte d’Azur a l’un des plus âgés, la Franche-Comté compte plus d’hommes, la Champagne-Ardenne et la Bretagne plus de femmes, la Haute-Normandie plus de jeunes, tandis que les Franciliens sont les plus assidus, etc.