M. BÉJOT (Sunny Side of the Doc) : « Le défi va être de maintenir l’attention des participants qui seront face à leur écran »

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La 31ème édition du Sunny Side of the Doc (22 au 25 juin 2020) se prépare dans des conditions inédites et particulières dans un environnement connecté. Mathieu BÉJOT évoque pour média+ l’organisation de cette édition.

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Comment va se dérouler la 31ème édition du Sunny Side of the Doc ?

Mathieu BÉJOT

La 31ème édition de Sunny Side of the Doc, le marché international du documentaire et des expériences narratives, se déroulera du 22 au 25 juin 2020 dans un format en ligne intégralement repensé pour offrir des opportunités bien réelles. Cette plateforme unique de mise en réseau rassemblera tous les principaux acteurs de l’industrie autour d’une série d’événements sur-mesure. Il n’a jamais été question d’annulation à un moment où l’économie du secteur a besoin de facilitateurs et d’engagements pour poursuivre le développement des productions, acquérir des programmes originaux, maintenir les relations professionnelles et innover avec des partenariats créatifs.

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Comment s’organise un tel événement ?

Mathieu BÉJOT

L’organisation se profile plutôt bien. Nous avons eu très peu de temps pour inventer un nouveau marché, mais le calendrier est déjà bien défini et complet. Nous avons à peu près 30% de décideurs en moins inscrits par rapport à l’an dernier à la même date. C’est pourquoi nous sommes encore en pleine phase de recrutement, nous terminons les inscriptions et attendons encore la décision de certains décideurs. Il est évident que nous sommes en décalé par rapport aux précédentes éditions, mais nous avons un retour très positif de l’industrie. Nous avions réfléchi à décaler l’événement à l’automne, mais cette période était déjà très chargée.

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Quel est le défi derrière une telle organisation ?

Mathieu BÉJOT

Le défi va être de maintenir l’attention des participants qui seront face à leur écran. Pour cela, nous avons allégé l’agenda et les différentes conférences seront enregistrées dans les conditions du direct, la semaine précédant l’événement pour éviter des problèmes de connexion. Enfin, nous laisserons en rediffusion ces moments de pitchs et de débats pour permettre aux visiteurs de rattraper une séance en cas d’absence.

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Cette nouvelle organisation sera-t-elle prolifique pour les prochaines éditions?

Mathieu BÉJOT

Cette édition est bien évidemment inédite quant à sa finalité mais aussi dans son organisation. Nous allons d’ailleurs conserver pour les prochaines éditions certaines pratiques découvertes et utilisées pour préparer aux mieux cette édition connectée. Et je suis convaincu que les festivals ne seront plus comme avant. Nous allons, je le pense, pouvoir faire intervenir davantage d’experts et de professionnels qui ne peuvent pas forcément se déplacer à La Rochelle. Le marché physique est irremplaçable mais les derniers mois vécus ont familiarisé les Français aux pratiques digitales.

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Comment gérez-vous financièrement cette édition ?

Mathieu BÉJOT

Certaines dépenses vont évidemment disparaitre. D’un point de vue financier, c’est assez compliqué car évidemment certaines sources de revenus ne seront pas présentes, comme la location de stands ou encore le marketing. De plus, nous devons faire face à de nouvelles dépenses liées à la technologie. Nous avons néanmoins la chance d’être soutenus par nos partenaires publics comme le CNC et les collectivités territoriales ou encore par un certain nombre de partenariats avec des exposants.