« Mister Bob » : Clovis Cornillac dans la peau de Bob Denard

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Avec le film «Mister Bob», diffusé sur Canal+ le lundi 3 octobre à 20h50, le réalisateur Thomas Vincent évoque un épisode de la vie du mercenaire français Bob Denard dans les années 60 au Congo, au plus près de ce personnage joué par Clovis Cornillac et montré comme «romanesque» mais dérisoire. Ancien militaire devenu mercenaire, Bob Denard opère en 1965 au Congo en pleine guerre civile, cinq ans après l’indépendance de cette ancienne colonie belge. Avec ses hommes, il combat pour le Premier ministre Moïse Tshombé, qu’il avait déjà soutenu dans la province sécessionniste du Katanga. Puis il travaille pour le général Mobutu, arrivé au pouvoir en 1965. «Mister Bob», inspiré des faits réels mais romancé, se concentre sur cet épisode de la vie de Bob Denard. Le réalisateur veut mettre le spectateur «au plus près possible des chaussures» de Bob Denard, de ses émotions. Il nous fait entendre les balles qui sifflent à ses oreilles ou nous montre le réel à travers ses yeux lorsque, blessé, le mercenaire voit ses camarades d’armes dans un lointain de plus en plus brumeux. Pour Clovis Cornillac, Bob Denard «est un personnage romanesque», «qui va au-devant de l’aventure» et «croit toujours qu’il va être le plus malin». Face à lui, Mobutu est interprété par l’acteur Marc Zinga, «une révélation», selon Clovis Cornillac. Pour l’écriture de ce film, Thomas Vincent a été conseillé notamment par le journaliste Jean Guisnel et par Philippe Denard, le fils de Bob Denard, qui a donné accès à l’énorme quantité de notes et archives conservées par son père mort en octobre 2007, peu après le lancement du projet. «Il y a eu un gros travail de scénario, parce que Bob Denard eu une carrière longue», explique Thomas Vincent. «On a fini par choisir cet épisode, qui a le grand intérêt de résumer ce qui va se passer dans beaucoup de moments de sa carrière». La diffusion du film sera suivie lundi à 22h35 d’un documentaire sur les mercenaires d’aujourd’hui en Irak ou en Afghanistan, «Les armées privées dans la cible».