Pour ses 40 ans, le magazine Terre Sauvage fait peau neuve et présente une nouvelle maquette visuelle et de nouveaux formats. L’occasion pour media+ d’évoquer la feuille de route avec Olivier THEVENET, Directeur de la publication de Terre Sauvage.
media+ Pour ses 40 ans, le magazine Terre Sauvage fait peau neuve. Quelle est la ligne éditoriale ?
Olivier THEVENET Terre Sauvage ouvre effectivement un nouveau chapitre. Depuis 40 ans, le magazine raconte le vivant, mais aujourd’hui les enjeux écologiques occupent une place encore plus centrale dans nos vies. En même temps, nous sommes dans une période de saturation informationnelle, de polarisation du débat public et parfois de défiance envers la science. Notre rôle est de proposer un espace où l’on peut comprendre ces sujets avec de la pédagogie et du temps long. Nous voyons aussi que les questions environnementales sont souvent traitées uniquement sous l’angle de l’urgence ou du conflit. Nous voulons continuer à défendre une autre approche : partir de l’émerveillement pour aller vers la compréhension.
media+ Comment évolue votre maquette visuelle ?
Olivier THEVENET La refonte de notre maquette est à la fois éditoriale et visuelle. L’idée n’était pas de rompre avec l’identité de Terre Sauvage, mais de la prolonger en la rendant plus actuelle. La photographie reste évidemment centrale. Nous avons aussi introduit dans cette nouvelle formule de nouveaux rythmes de lecture, davantage de respiration avec des formats plus courts à côté des grands récits. Nous souhaitons continuer à parler à nos lecteurs historiques tout en nous ouvrant à des générations qui ont d’autres habitudes de lecture.
media+ Avec cette refonte, souhaitez-vous proposer de nouveaux formats et de nouvelles formes d’écriture ?
Olivier THEVENET Cette nouvelle formule introduit de nouveaux formats éditoriaux : des grands entretiens, des chroniques et des regards d’auteurs. Nous avons aussi voulu ouvrir davantage le magazine à des voix venues d’univers différents comme celui de l’humour, avec l’arrivée de Yann Marguet par exemple. L’idée est d’enrichir la manière dont on raconte le vivant et de multiplier les points de vue. Depuis sa création, Terre Sauvage a toujours travaillé avec des scientifiques, des naturalistes ou des penseurs reconnus comme François Sarano, Vinciane Despret, Gilles Boeuf ou encore Dominique Bourg. Cette exigence reste intacte. Mais aujourd’hui, nous pensons qu’il faut aussi diversifier les formes d’écriture pour toucher de nouveaux publics et nourrir davantage le débat.
media+ Quelle est la place de la marque Terre Sauvage sur les réseaux sociaux ?
Olivier THEVENET Le magazine reste le coeur du projet, mais nous voulons effectivement élargir le rayonnement de Terre Sauvage bien au-delà du papier. Les réseaux sociaux sont essentiels pour aller chercher des publics plus jeunes et créer une relation plus quotidienne avec notre communauté. Sur Instagram, Facebook et TikTok, Terre Sauvage va à la rencontre de nouvelles générations grâce à des formats incarnés, sensibles et pédagogiques. Des premiers résultats confirment déjà une belle dynamique : au premier trimestre 2026, la communauté Instagram a été multipliée par plus de cinq.
media+ Alors que le marché de l’édition connaît quelques nouveaux défis, comment se porte Terre Sauvage ?
Olivier THEVENET Le contexte est évidemment exigeant pour toute la presse magazine. Mais Terre Sauvage a un atout important : une identité éditoriale très forte et une communauté de lecteurs particulièrement fidèle. Avoir 40 ans en 2026 est déjà un signal fort dans le paysage de la presse magazine actuel. Nous constatons aussi que les sujets liés au vivant et à notre rapport à la nature suscitent un intérêt croissant, notamment chez les jeunes générations.






























