Orange: le plan de départs volontaires de la branche dédiée aux professionnels de l’opérateur Orange «retiré temporairement»

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Le plan de départs volontaires de la branche dédiée aux professionnels de l’opérateur Orange («Orange Business»), qui envisage la suppression de près de 700 postes, a été «retiré temporairement», a indiqué l’entreprise mercredi, confirmant une information de «La Lettre».

«Au regard des demandes de clarifications de la Direction régionale et interdépartementale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DRIETTS), nous avons retiré temporairement notre demande d’homologation le temps de pouvoir y répondre», a indiqué l’entreprise.

«Nous envisageons d’apporter ces clarifications très prochainement, afin de pouvoir envisager de reprendre le processus dans les prochaines semaines», a-t-on ajouté de même source.

Près de 700 postes sont concernés sur les 5.700 que compte SCE, l’entité d’Orange Business concernée par ce plan, qui serait «le premier depuis la crise des suicides qu’il y a eu chez France Télécom» en 2008-2009, selon Vincent Gimeno, administrateur salarié de la CFDT d’Orange.

Orange est jusqu’ici parvenu à réduire ses effectifs en France sans y avoir recours, par le biais du dispositif de temps partiel senior (TPS), dont 42.000 salariés auraient bénéficié depuis 2010, selon le quotidien «Le Monde».

Les activités cloud, gestion des données ou encore cybersécurité, en croissance, ne sont pas concernées par ces suppressions d’emplois.

En 2022, la rentabilité d’Orange Business a chuté: son excédent brut d’exploitation après loyers (Ebitdaal) a baissé de 18,8% par rapport à l’exercice précédent.

Lors de la présentation de son plan stratégique mi-février, Christel Heydemann, directrice générale d’Orange, avait souligné la nécessité d’un «plan de transformation ambitieux et exigeant» d’Orange Business pour lui permettre de renouer avec la croissance de sa rentabilité (Ebitdaal) «au plus tard en 2025».

Orange Business a annoncé mercredi l’acquisition d’Expertime, société de services spécialisée dans les technologies Microsoft, fondée en 2003, comptant 165 collaborateurs «principalement basés en France» et revendiquant un chiffre d’affaires de 23 millions d’euros.

Le montant de l’opération n’a pas été communiqué.