P. DOPOURIDIS (France 3) : «On propose entre 7 et 8 Prime Time par an autour de la musique classique»

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Pascale DOPOURIDIS, Directrice de l’Unité musique et spectacle vivant de France 3

C’est en direct du nouvel Auditorium de la Maison de la Radio que sera retransmise la 24ème édition des «Victoires de la Musique Classique» sur France 3 et France Musique, le 1er février en Prime. Les détails avec Pascale DOPOURIDIS, Directrice de l’Unité musique et spectacle vivant de France 3.

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Quelle est la politique de France 3 en matière de musique classique ? 

Pascale DOPOURIDIS

La musique classique est devenue un point important de la grille de France 3. C’est un genre télévisuel nouveau qui émerge depuis quelques années. Au départ, la musique classique faisait l’objet de captations télévisuelles à dimension patrimoniale. Notre travail a donc été de rendre le spectacle vivant et festif. France 3 se revendique comme la chaîne de la musique classique. Notre mission a été de mettre en avant la jeune scène soliste lyrique et instrumentale. Sur France 3, nous avons un socle de téléspectateurs situé entre 1,3 et 1,6 million de fidèles en moyenne, selon les cases de programmation. Avec la fiction, la musique classique est le seul genre audiovisuel qui parvient à maintenir les audiences sur les chaînes historiques. Notre ambition aujourd’hui est d’élargir notre socle. On ne cédera ni sur l’exigence, ni sur la qualité. Nous ne sommes peut-être pas «à la mode», mais cela nous permet d’inscrire la musique classique dans la durée.

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Comment comptez-vous élargir votre public sur le spectacle vivant ?

Pascale DOPOURIDIS

En accomplissant un travail de familiarisation auprès du public. Nous proposons entre 7 et 8 Prime Time par an, sans compter la case hebdomadaire «Appassionata», très consommée d’ailleurs sur Culturebox. Il est essentiel de présenter la musique classique avec des promesses différentes. «Les Chorégies d’Orange» sont le grand rendez-vous de l’opéra. Depuis sa création en 2011, «Musiques en fête» s’installe annuellement pour célébrer la musique en France et à la télévision. «Le concert des étoiles» met en avant une icône de la musique classique, revue par la jeune génération. Nous avons démarré la collection avec Pavarotti. La dimension régionale est représentée par «L’interceltique» tandis que «Fauteuils d’orchestre» apparaît comme la biographie télévisuelle d’un compositeur et/ou musicien. Cela nous permet de décliner son œuvre et son approche de la musique. Le dernier numéro avec Renaud Capuçon a réuni 1,2 million de fidèles, le 9 janvier. Le rendez-vous était le 2ème sujet le plus commenté sur les réseaux sociaux. A travers ces programmes, nous récoltons souvent les meilleures notes qualitatives.

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Qu’en est-il de «Fauteuils d’orchestre» sur France 3 ?

Pascale DOPOURIDIS

Portée par Anne Sinclair, ce rendez-vous revient généralement une à deux fois par an. Cette cadence n’est liée ni à une question de grille, ni à une problématique de moyens. En réalité, les artistes que nous faisons venir ont simplement des agendas très remplis 4 à 5 ans à l’avance. Notre politique événementielle valorise au final beaucoup mieux le programme.

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Comment préparez-vous les «Victoires de la Musique Classique» programmée le 1er février en Prime Time ?

Pascale DOPOURIDIS

Plus qu’une cérémonie, ce programme présenté par Leïla Kaddour-Boudadi et Frédéric Lodéon est un spectacle pour le grand public. Durant 3 heures, nous sommes au service de la musique et des musiciens. Produite par Morgane Production, l’émission a énormément d’importance pour la carrière des artistes. Depuis quatre ans, nous avons constitué un socle de fidèles. La moyenne d’âge se situe aux alentours de 60 ans.