Radio France assure que la publicité resterait «limitée» et «très modérée» sur ses antennes

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Radio France a assuré mardi que la publicité resterait «limitée» et «très modérée» sur ses antennes, alors que les radios privées avaient protesté unanimement la veille contre un projet de déplafonnement des recettes publicitaires du groupe public. 

«La publicité sur les antennes de Radio France est et restera triplement limitée», a souligné Radio France dans un communiqué de presse. 

«Ni son volume très limité, ni le positionnement singulier des antennes du Radio France sur le marché publicitaire, ne sont de nature à ponctionner les ressources publicitaires des radios commerciales aujourd’hui comme demain», a ajouté le groupe radiophonique public. 

Lundi, le Bureau de la Radio (organisation dont font partie RTL, NRJ, RMC et Europe 1), le SIRTI (syndicat des radios indépendantes), ainsi que Radio Classique et Skyrock, avaient dénoncé une «remise en cause des équilibres du marché publicitaire radiophonique», s’étonnant que le nouveau contrat d’objectif et de moyens (COM) de Radio France, en cours de finalisation, «supprime totalement le plafond annuel de recettes commerciales» du groupe, «ouvrant ainsi la porte à un accès quasi-illimité du service public à la publicité». 

Les radios privées craignent qu’en faisant sauter ce plafond, le service public n’augmente ses recettes à leur détriment. Et ce, alors même qu’elles subissent «une crise économique sans précédent», à cause de la pandémie. 

Une crainte dont la commission culture du Sénat s’est faite l’écho, en rendant un avis défavorable sur le COM de Radio France. 

De son côté, Radio France tient à rappeler que la publicité est et restera fortement encadrée sur ses ondes: seules 3 antennes sur 7 peuvent en diffuser (France Inter, franceinfo et France Bleu); les créneaux de diffusion sont «strictement encadrés», ce qui limite mathématiquement les recettes potentielles; enfin «44% des annonceurs sont interdits de campagnes promotionnelles sur les antennes du service public», dont la grande distribution. 

Le groupe souligne en outre que sa place sur le marché publicitaire «est très modérée» (3% du chiffre d’affaires total du secteur), et assure avoir «toujours respecté le plafonnement en ressources qui lui était fixé», alors que les radios privées lui ont reproché de dépasser systématiquement ce plafond, fixé à 42 millions d’euros par an. 

«La publicité sur le service public est donc très modérée et le restera», promet le groupe public.