Radio France: le chantier de réhabilitation va s’étendre jusqu’en 2022/2023

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Le chantier de réhabilitation de la Maison de la radio va s’étendre jusqu’en 2022/2023, en raison de la rénovation d’espaces qui n’étaient pas prévus dans le projet initial, a annoncé jeudi la présidente de Radio France Sibyle Veil. «On va faire entrer dans la réhabilitation une opération qui n’avait pas été intégrée au départ», portant sur «certains studios situés à la base du bâtiment et qui n’avaient pas été compris dans le premier programme» de travaux, a déclaré la dirigeante, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes médias (AJM). En additionnant ce nouveau programme et le chantier actuel, qui n’est pas complètement terminé, «on est sur un chantier qui devrait prendre encore deux ou trois années», a-t-elle poursuivi. Les travaux proprement dits devraient s’achever «en 2022», suivis de «la fin des déménagements et des relocalisations» des services concernés «courant 2023», a-t-elle précisé. «Ce sont des calendriers qui sont en train d’être travaillés avec le maître d’oeuvre», a-t-elle ajouté. Quand au coût total du chantier, évalué fin 2016 à plus de 430 millions d’euros, Mme Veil a indiqué ne pas avoir de chiffrage à communiquer à ce stade, des évaluations étant en cours. Un gigantesque projet de réhabilitation de la Maison de la Radio a été lancé il y a une douzaine d’années, pour mettre cet énorme bâtiment des années 1960 en conformité avec les normes anti-incendies et le désamianter. Les travaux, qui ont obligé les stations du groupe à s’installer à tour de rôle dans des locaux provisoires, devaient démarrer en 2006 mais n’ont été lancés qu’en 2009. Censés durer 80 mois (près de 7 ans), ils ont accumulé un important retard. Mme Veil a rappelé que le chantier était obligatoire pour assurer la sécurité des personnels et du public. Et a expliqué le retard pris par un ensemble de contraintes qui avaient été mal évaluées au départ, dont la nécessité de ne pas interrompre la diffusion des programmes du groupe, et la découverte d’éléments qui ne figuraient pas sur les plans d’origine du bâtiment.