Rose BRANDFORD-GRIFFITH (Merlin Productions) : «La 7ème saison de « Clem » est déjà en écriture»

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Rose BRANDFORD-GRIFFITH, Directrice générale de Merlin Productions

MEDIA +

Après une 5ème  saison-record, «Clem»,  la série produite par Merlin Productions (Lagardère Studios) est de retour lundi 14 mars en Prime sur TF1 pour une 6ème saison. En quoi cette série est-elle un phénomène ?

Rose BRANDFORD-GRIFFITH

«Clem» existe depuis 6 ans. Des téléspectateurs ont grandi avec. La série est arrivée à un moment où les réseaux sociaux commençaient à s’agiter. La thématique du pilote, axée sur une jeune fille de 16 ans qui attend un bébé, a concerné les enfants, les ados et les parents. Ce qui était un départ un téléfilm est devenu une série. L’épisode pilote en 2010 avait réuni près de 9,5 millions de téléspectateurs (soit la meilleure audience pour une fiction française depuis octobre 2007, ndlr). La 5ème saison de «Clem» a été une «saison-record» en audiences depuis le pilote. Les 5 épisodes ont été suivis par 7,3 millions de téléspectateurs en moyenne en audience consolidée. La 6ème saison, tournée entre mai et fin octobre, compte 5X90’. Pour votre information, nous sommes d’ores et déjà en écriture d’une 7ème saison de 5X90’.

MEDIA +

Avez-vous pensé à créer un spin-off de «Clem» ?

Rose BRANDFORD-GRIFFITH

Décliner la série n’est pas d’actualité. Nous avons suffisamment de personnages pour nourrir les histoires. Il n’y a pas d’essoufflement.

MEDIA +

Quel est l’intérêt d’exploiter aujourd’hui une série dans un format de 90’ ?

Rose BRANDFORD-GRIFFITH

Pour avoir des enjeux extrêmement dramatiques, beaucoup d’émotions et approfondir les personnages et leur trajectoire, le 90’ nous paraît particulièrement adapté. Le feuilletonnant est beaucoup plus approfondi et donc moins survolé. Techniquement, ce n’est ni la même structure ni le même rythme qu’un 52’. En revanche, le 90’ est beaucoup plus difficile à vendre à l’international.

MEDIA +

Comment les réseaux sociaux impactent-ils vos séries ?

Rose BRANDFORD-GRIFFITH

Nous travaillons sur les réseaux sociaux pour promouvoir la série, maintenir la communication et créer un lien en continu avec le spectateur pour répondre à la demande des communautés de fans. Il s’agit d’un mode de fonctionnement inhérent à chaque fiction. Nous sommes aussi très attentifs et exigeants aux retours que nous avons sur les réseaux sociaux. En revanche, on ne peut pas dire qu’ils vont influer sur les histoires. C’est un vrai moyen d’analyse. Sur le territoire français en 2015, «Clem» a été plus «googlisé» que «Game of Thrones».

MEDIA +

Que voulez-vous faire de Merlin Productions au sein de Lagardère Studios ?

Rose BRANDFORD-GRIFFITH

Créée en 2000, Merlin Productions est une société qui a une belle réputation. Ce qui m’intéresse est de travailler en collaboration avec de nouveaux talents. Mon ambition est d’explorer des genres et des formats différents. Nous travaillons actuellement sur de la comédie familiale impertinente de 52’, du thriller mais aussi autour d’un projet de série teintée de paranormal. Ces projets sont en développement avancé, ils ont été présentés aux chaînes mais ils ne sont pas encore conventionnés. D’autre part, je ne m’interdis pas la coproduction internationale.

MEDIA +

Qu’est-ce qui vous inspire en matière de séries TV ?

Rose BRANDFORD-GRIFFITH

Je suis actuellement en mode observation. On parle de «golden age of television» outre-Atlantique, ce qui est tout-à-fait justifié. La série «No Offense» par exemple ouvre des portes très intéressantes.

MEDIA +

Après 13 ans passés dans le Groupe M6 au sein duquel vous avez occupé plusieurs fonctions et, notamment, celle de directrice des coproductions internationales, que vous apporte aujourd’hui cette expérience ?

Rose BRANDFORD-GRIFFITH

L’intérêt d’avoir travaillé pour un diffuseur, c’est de détenir une appréhension beaucoup plus aiguisée d’une ligne éditoriale.

LES DIRIGEANTS

Rose BRANDFORD

DG

Takis CANDILIS

Président

COORDONNEES

7 rue du Dôme

Boulogne-Billancourt 

DATE DE CREATION

2000

PRODUCTIONS

«Clem» (TF1) ; «La Nouvelle Maud» (F3), «Meurtres au Pays Basques» (F3) ; …