S. CHARBIT (Troisième Œil Story) : «Notre vocation est de produire du divertissement ayant du sens»

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Lancement ce mardi à 21h10 de «Face à face» (12X52’) sur France 3. Quels sont les dessous de cette production ?

Sébastien CHARBIT

Notre pari avec France Télévisions est d’installer une série de Rendez-vous comme il y en a eu par le passé. «Face à face» met en lumière un duo d’enquêtrices : une juge et une flic incarnées respectivement par Claire Borotra et Constance Gay. Nous nous appuyons sur une double dynamique, professionnelle d’abord, et intime ensuite, autour de leurs histoires. Nos personnages sont liés par les enquêtes, mais opposés dans leurs méthodes. Ce sont deux sœurs qui vont se découvrir un père en commun. Pas d’arche sentimentale – comme c’est souvent le cas dans les séries françaises – mais nous investiguons la fraternité et la sororité. Nous remettons au cœur du sujet les enquêtes de police et les investigations judiciaires, mais nous ne sommes pas uniquement dans une chasse au coupable. On se demande si le responsable est légalement et moralement condamnable. Nos épisodes sont structurés autour de dilemmes. Un jeu de faux semblant se dessine autour des enquêtes policières. Yann Le Gal et Hélène Hassoun ont supervisé le développement de la série. Ils ont organisé l’écriture et développé le concept, accompagnés d’une équipe d’auteurs qui a structuré le récit. Nous avons tourné un pilote que nous avons soumis à France Télévisions avant d’entamer le reste du tournage à Strasbourg en 2020 et 2021. Une saison 2 est en écriture avancée.

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Comment Troisième Œil Story tire-t-elle son épingle du jeu ?

Sébastien CHARBIT

En s’entourant des bonnes personnes. Des scénaristes tout d’abord, mais aussi de bons réalisateurs et comédiens. Avant cela, nous avons façonné l’identité de notre structure de production. Notre vocation est de produire du divertissement ayant du sens. On a la chance d’être dans un groupe (Mediawan) qui nous ouvre beaucoup de portes. Nous avons produit «Handi-Gang», un 2X52’ sur le handicap pour TF1. Avec «Face à face» pour France 3, la place des femmes est centrale et le focus sur les crimes non qualifiés est très intéressant. Dans un autre style, «Les enfants des justes» (90’) avec Mathilde Seigner et Gérard Lanvin, réalisé par Fabien Onteniente, le 23 mars sur France 2. C’est l’adaptation de l’ouvrage éponyme de Christian Signol. L’histoire se passe en pleine 2nd Guerre Mondiale. Elle a une résonance toute particulière aujourd’hui. Nous nous attachons également à des collaborations avec d’autres partenaires producteurs, une méthode qui nous permet d’être plus créatifs et plus audacieux que seuls.

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Que développez-vous ?

Sébastien CHARBIT

Des projets de mini-séries bouclées. On a parfois l’impression que les spectateurs sont réticents à entamer des séries trop longues. Nous prenons le temps de réunir les bons sujets avec les bons personnages et le bon pitch. Objectif : être capable de rencontrer le grand public avec un angle nouveau. Dans cette hyper offre, il faut se différencier par le genre. C’est pourquoi nous réfléchissons avec Krystel Bazex et Sidonie Cohen Delara à des séries drama, catastrophes et d’aventure. Nous avons développé «Urbex Horror Stories», un format de 26’ dont on parle à l’étranger. C’est une exploration urbaine de lieux abandonnés. Avec «Le revers de la médaille», un projet de série comédie de 26’, on veut s’amuser de l’organisation des JO 2024, en mode «The Office». Également dans les séries de genre en développement : «Gangs of Paris», une série de casses qui se déroule au 18ème siècle. Enfin, sur «Les fictifs», un homme se voit kidnappé par un personnage de roman qui a réussi à s’extraire de son livre.

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Faites-vous beaucoup d’adaptations ?

Sébastien CHARBIT

De temps en temps. Nous avons par exemple un projet de coproduction internationale avec France Télévision, basée sur l’adaptation de la BD d’Enki Bilal, et intitulée «Bug». On entend valoriser le patrimoine existant mais nous voulons surtout développer nos propres histoires.

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Quels sont vos derniers exemples de collaboration ?

Sébastien CHARBIT

Actuellement en post-production pour France 3, «Meurtres à Figeac» avec Stéphane Plaza. C’est sa 1ère collaboration avec France Télévisions en tant que comédien. Autre animatrice-comédienne avec qui nous avons travaillé, Alessandra Sublet. Dans «Handi-Gang» pour TF1, elle incarne la maman du leader d’un gang interprété par Théo Curin, nageur handisport paralympique français.

LES DIRIGEANTS

Sébastien Charbit

Directeur général

COORDONNEES

46 avenue de Breteuil

75007 Paris

DATE DE CREATION

2012

PRODUCTIONS

«Face à face» (F3) ; «Les enfants des justes» (F2) ; «Handi-gang» (TF1),…