Spectacle: la loi, pas le meilleur moyen pour cadrer la pratique amateur, selon Mme Albanel

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    La ministre de la Culture, Christine Albanel, a estimé, à propos du dossier de la participation des artistes amateurs aux manifestations culturelles et artistiques, qu’une loi ne serait pas le meilleur moyen «pour encourager et sécuriser» cette pratique. Si la ministre juge qu’il n’a «jamais été aussi nécessaire de définir un cadre permettant d’encourager la pratique amateur», pour cause de législation sociale «mal adaptée», la loi selon elle «ne semble pas être le bon vecteur pour encourager et sécuriser» cette pratique. «Des pistes alternatives, contractuelles ou conventionnelles, seront donc explorées conjointement avec les professionnels et les amateurs», a précisé la ministre dans un communiqué publié mercredi. A la suite d’une réunion vendredi dernier au ministère avec les organisations professionnelles et la principale organisation représentant les amateurs, «il a semblé évident aux parties concernées que la voie législative initialement privilégiée pour sécuriser les pratiques amateur posait d’importantes difficultés et qu’elle n’était plus adaptée à l’objectif poursuivi», explique la ministre. «Aucune décision ne sera prise en la matière tant qu’un véritable consensus entre toutes les parties n’aura pas été dégagé», affirme encore Mme Albanel qui «regrette les polémiques déclenchées». Fin août, Mme Albanel avait tenu à «rassurer les responsables d’associations et les élus» qui avaient manifesté leur inquiétude sur un avant-projet de loi encadrant la participation des artistes amateurs aux spectacles vivants ou de musique. Depuis 2004, une réflexion est en cours sur ce dossier avec les professionnels, les élus locaux et les associations représentatives des amateurs. Un avant-projet de loi avait été élaboré et remis à toutes les parties intéressées en mai 2007, soit avant l’arrivée de Christine Albanel rue de Valois. La ministre rappelle en outre mercredi qu’elle «n’a jamais fait part de la moindre volonté de légiférer sur un tel domaine». Le texte visait à la fois à «donner un véritable statut à la pratique amateur afin de l’encourager et de la développer» et à «apporter une sécurité juridique aux organisateurs de spectacles vivants» qui ont recours à des non professionnels.