Trois questions à … Ludovic Maux, chef de produit télévision pour Noos-Numéricable

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    Numéricable lance aujourd’hui son offre tripleplay (télévision, internet et téléphone) très haut débit. Pour y parvenir avant ses concurrents, le cablo-opérateur se lance dans un plan de raccordement immeuble par immeuble au réseau de fibre optique. Ce chantier avance à la vitesse de 10 000 foyers par jour, et devrait permettre le raccordement de toutes les villes de plus de 100 000 habitants d’ici la fin 2007. Cette offre très haut débit, la première du marché, contribuera certainement à la transformation du paysage audiovisuel.

    média+ : Qu’est-ce que le très haut débit ?

    Ludovic Maux : Le très haut débit, c’est une prise du câble qui permet d’assurer un débit suffisant pour regarder la télévision, surfer sur Internet, téléphoner, sans qu’aucun service ne soit perturbé. L’avantage du haut débit contrairement à l’ADSL, c’est que le haut débit est garanti par type de services. Chacun a sa bande passante. On peut télécharger un fichier d’un giga en moins d’une minute trente avec trois télés HD qui fonctionnaient simultanément sans que l’image ne soit perturbée et on aurait pu téléphoner en même temps. Le réseau de Numéricable est prêt pour la «killer application» : c’est-à-dire, la vidéo et la haute définition. L’avantage pour la télévision c’est qu’on propose de la très haute définition. Les contenus HD seront bientôt disponibles, les décodeurs arrivent.

    média+ : Quelles vont être les conséquences du très haut débit sur votre offre de télévision ?

    Ludovic Maux : Le très haut débit permet tout un tas de services télévision différents. On montre un grand nombre de chaînes. On élargit le spectre de l’offre disponible à des domaines qui n’étaient pas mis dans le bouquet jusque-là. Nous aurons des chaînes dans le cinéma et dans d’autres thématiques. Nous monterons à 500 chaînes, ce qui permettra de répondre à toutes les thématiques. Il y a des contenus de masse, des blockbusters et des contenus très particuliers, des niches comme une chaîne spécialisée dans le court métrage. C’est la théorie de «long tail». Elle préconise d’augmenter le nombre de chaînes pour augmenter la satisfaction des abonnés qui ont des attentes particulières. Plus l’offre est importante, plus elle répond à des appétits particuliers.

    média+ : Vous proposerez bientôt un service de VOD. Pourriez-vous nous en parler un peu ?

    Ludovic Maux : L’offre VOD qui sera ouverte d’ici un ou deux trimestres sera complémentaire des chaînes privées existantes. Numéricable met en place une plateforme VOD pour être capable de délivrer des flux dans le salon de l’abonné. Mais pour les contenus, on s’appuie sur les acteurs existants. Il ne s’agit pas de téléchargement, on n’est pas sur un PC. C’est la possibilité de commander, notamment, un programme qu’on aurait raté en direct et qu’on n’aurait pas pensé à enregistrer. On pourra le retrouver dans le catalogue VOD. Ce serait aussi la possibilité d’avoir un catalogue de films très large. Il y aura des formules à la transaction permettant l’achat et le visionnage d’un seul contenu. Il y aura aussi des formules d’abonnement autorisant un accès régulier à un catalogue moyennant le paiement d’un forfait. C’est l’expérience du vidéoclub à la maison de manière simple et ergonomique car l’interface avec le catalogue sera conçue pour que l’accès au contenu soit aussi facile pour l’utilisateur que possible.