TV5: Abdou Diouf (OIF) sûr que Paris «respectera ses partenaires»

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    Le secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, s’est dit sûr mercredi à Vientiane que Paris, soupçonnée de vouloir faire de TV5 «la voix de la France», respecterait les autres partenaires de la télévision francophone. «TV5 est une chaîne multilatérale francophone, généraliste, une chaîne de la diversité, cela doit demeurer», a-t-il déclaré en marge d’une réunion ministérielle de la francophonie organisée dans la capitale du Laos. «Je suis sûr que la France respectera ses partenaires», a-t-il ajouté. Le secrétaire d’Etat français chargé de la Francophonie et de la Coopération, Jean-Marie Bockel, a de son côté assuré à Vientiane qu’il n’y avait pas de «blocage» sur le dossier. Il a rappelé la «volonté de moderniser l’audiovisuel extérieur de la France», tout en assurant qu’à «chaque étape de modernisation» il y aurait «recherche de consensus». La France a annoncé vouloir réorganiser son audiovisuel extérieur par un possible rapprochement entre TV5 Monde, la chaîne d’informations en continu France 24 et Radio France Internationale (RFI). Le projet a suscité des remous parmi les partenaires de la France, qui ont dit craindre que Paris ne donne l’avantage à France 24 (lancée fin 2006 et détenue à parité par les opérateurs français privé TF1 et public France Télévisions) afin de privilégier «la voix de la France». Créée en 1984, diffusée dans 202 pays et revendiquant plus de 25 millions de téléspectateurs, TV5 Monde est la seule télévision francophone qui rassemble des chaînes européennes de langue française (France Télévisions, Arte France, RFO, RTBF pour la Belgique, TSR pour la Suisse), ainsi que le consortium de télévision Radio-Canada et Télé-Québec. Lors d’une réunion en Suisse à Lucerne le 9 novembre, les partenaires de TV5 ont demandé à Paris de préparer «un document au sein d’un groupe de travail intergouvernemental en tenant compte des considérations propres» de chacun, dans le but de trouver mi-décembre une «entente satisfaisante».