Gilles LECLERC, Président de Public Sénat

Média+ s’est entretenu avec Gilles Leclerc, Président de Public Sénat qui revient sur l’année écoulée et nous présente les perspectives 2010 de sa chaîne.

MEDIA +
Quel bilan établissez-vous en cette fin d’année?
GILLES LECLERC
La chaîne Public Sénat a été réorganisée en 4 pôles («News», «Magazines et Documentaires», «Internet», et «Opérations Spéciales») afin de donner davantage de visibilité à la grille. Un certain nombre d’émissions a été reformaté, d’autres ont fait leur apparition. De plus, nous allons accentuer la synergie avec LCP- Assemblée Nationale, par le biais d’un habillage commun lancé en janvier et qui respectera les identités des deux chaînes.

MEDIA +
La notion de «proximité politique» est également de mise avec l’émission «Terrain Politique»…
GILLES LECLERC
Dans le paysage audiovisuel, il existe peu d’émissions politiques en dehors de Paris. Pour le Sénat, qui est le représentant des territoires, il était important d’aller voir ce qui se passe ailleurs avec «Terrain Politique» qui va à la rencontre des élus locaux et des citoyens. Dans les prochaines émissions, nous devrions retrouver Xavier Bertrand à St-Quentin et nous sommes en discussions avec Alain Juppé et Martine Aubry.

MEDIA +
Depuis la polémique de la vidéo de Brice Hortefeux, était-il nécessaire de lancer le chantier d’une charte déontologique ?
GILLES LECLERC
Le métier de journaliste est en train de changer. De nouveaux médias apparaissent et il est important pour une chaîne comme la notre d’avoir une charte de référence. Ces débats sur le traitement de l’information ont lieu dans toutes les rédactions et il était intéressant d’avoir une réflexion sur notre métier : comment l’exercer ? Quelles est la frontière entre la vie privée et publique ?… Avec la polémique de la vidéo de Rachida Dati dont le micro est resté allumé durant une conversation privée [NDLR : diffusée dans «66 Minutes» sur M6], on peut se poser la question de cette charte déontologique.

MEDIA +
Public Sénat traitera des élections régionales avant les autres chaînes. Cela renforce-t-il votre positionnement ?
GILLES LECLERC
Nous sommes lucides, modestes et volontaristes. Les régionales sont le dernier événement politique avant les grandes échéances de 2012. Il faut qu’une chaîne comme Public Sénat puisse appréhender cette thématique avant les autres. Début janvier, nous organiserons des rendez-vous avec des personnalités politiques. Nous agencerons des débats interrégionaux et nous réaliserons des reportages de terrains.

MEDIA +
Vous rassemblez en moyenne 19,6 millions de téléspectateurs par semaine. Le portail politique que vous développez sur Internet peut-il renforcer votre audience ?
GILLES LECLERC
Nous recherchons avant tout de la complémentarité entre l’antenne et le web. Le lancement de notre portail politique fin janvier devrait attirer un public plus jeune, qui pourra être renvoyé sur notre chaîne. En ce qui concerne les contenus en ligne, plus de 8,8 millions de VOD ont été consultées depuis 2008 sur le site de Public Sénat et plus de 2 millions de visites en 2009 pour le flux live.

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