FIPA à Biarritz: la web-création à l’assaut de la télévision traditionnelle

Le Festival international des programmes audiovisuels (FIPA) de Biarritz consacre l’émergence des créations vouées à Internet, associant le réel et l’imaginaire, où certains professionnels voient la mort de la télévision traditionnelle. Cette 23ème édition du FIPA, qui s’est tenu jusqu’à dimanche, présente pour la première fois, sous la forme d’une «web-galerie» accessible à tous, des programmes audiovisuels, fictions et documentaires, destinés exclusivement aux internautes. La télévision a subi la crise économique mais aussi une «crise existentielle puisque partout on annonce la mort prochaine de la télévision traditionnelle au profit de l’Internet», a déclaré sans ambages Olivier Miller, nouveau président du FIPA, lors de la présentation du festival à Biarritz. A cette crise, qui est aussi celle «des genres et des écritures télévisuelles», répondent les «web-fictions» et les «web-documentaires» présentés sur six écrans interactifs dans la «web-galerie» du FIPA. Autant de «reflets des nouvelles frontières de la création audiovisuelle», selon l’expression d’Olivier Miller. Dans un alignement de grands écrans disposés dans l’immense hall d’accueil du casino de Biarritz, où se tient le FIPA, les festivaliers sont invités à «naviguer» dans des programmes qui jouent sur l’interactivité: récits fractionnés, scénarios à entrées multiples, appels à contribution, forums, communautés, blogs. Dans la catégorie «webdocs», les documentaires «multimédia» ou «interactifs» développent leurs thèmes en mêlant texte, voix-off et musique, en laissant au spectateur de multiples choix d’itinéraires et d’interventions personnelles. Un webdoc sur la Chine, produit par les journalistes canadiens Benoît Aqui et Patrick Alleyn, propose une navigation, géographique ou chronologique.

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