À l’approche de la Coupe du monde, Epsilon a publié une étude pour mettre en évidence les comportements des téléspectateurs. L’occasion pour media+ d’évoquer les différents usages avec Alban VILLANI, CEO Europe d’Epsilon.
media+ Comment s’est construite votre étude sur la Coupe du monde 2026 ?
Alban VILLANI Nous avons voulu partir du terrain. L’étude repose sur une enquête menée auprès d’un échantillon représentatif de Français, avec un focus particulier sur ceux qui ont l’intention de suivre la Coupe du monde. L’idée était vraiment de comprendre concrètement comment ils vont vivre l’événement : quels écrans ils utilisent, comment ils consomment, à quel moment ils commencent à s’engager… et surtout ce que cela change dans leurs comportements.
media+ Selon votre étude, les Français comptent-ils suivre la Coupe du monde 2026 ?
Alban VILLANI Oui, très clairement. Nous sommes à 78% de Français qui déclarent vouloir suivre la compétition. Mais ce qui est intéressant, c’est que ce n’est pas du tout une audience homogène. Seuls 4 Français sur 10 sont des fans réguliers de football. La majorité sont des spectateurs occasionnels, qui viennent pour l’événement, pour le côté social. Et ça, ça change complètement la manière d’aborder le sujet pour les marques.
media+ Pendant les matchs, quels sont les usages des téléspectateurs ?
Alban VILLANI La télévision reste centrale, ça ne bouge pas. En revanche, l’attention, elle, a complètement changé. Aujourd’hui, seuls 24% des gens regardent un match sans rien faire à côté. Les 76% restants utilisent un second écran en parallèle. Cela peut être de la messagerie, des réseaux sociaux, consulter des statistiques, ou même faire des achats. Donc en réalité, le match devient une expérience multi-écrans, multi-usages.
media+ Les supporters comptent-ils dépenser plus pendant la Coupe du monde 2026 ?
Alban VILLANI Oui, et ce qui est intéressant, c’est que cela commence avant. Nous avons 67% des Français qui anticipent une évolution de leurs dépenses dans les semaines qui précèdent le tournoi. Donc il y a toute une phase de préparation : on s’équipe, on organise, on consomme différemment. La Coupe du monde devient un moment de consommation qui dépasse largement le temps du match.
media+ Pour les marques, que représente ce temps fort sportif ?
Alban VILLANI C’est une grande opportunité, mais elle est plus complexe qu’avant. Nous avons une audience très large, mais très fragmentée, avec des comportements différents selon les profils. Donc on nous ne pouvons plus parler « d’un » public de la Coupe du monde. Ce qui compte aujourd’hui, c’est de comprendre ces différentes audiences et de s’adapter à des parcours qui ne sont plus linéaires, ni dans le temps, ni dans les usages.
media+ Dans ce contexte, comment Epsilon peut accompagner ces annonceurs ?
Alban VILLANI Notre rôle, est justement de redonner de la cohérence dans cet environnement fragmenté. Nous aidons les marques à reconnecter les points de contact, entre les écrans, entre les moments, entre les canaux, pour reconstruire une vision unifiée de leurs audiences. Pour cela, nous nous appuyons notamment sur notre technologie d’identification, COREid, qui permet de reconnaître les individus à travers ces différents environnements. L’objectif n’est pas seulement d’être présent mais d’être pertinent au bon moment et de comprendre ce qui fonctionne pour chaque personne.



































