Liberté de la presse: la Géorgie de plus en plus critiquée

Les critiques se multiplient contre l’uniformité des médias en Géorgie, en particulier la télévision qui apparaît soumise au pouvoir, ternissant un peu plus la réputation de Mikheïl Saakachvili, porté à la présidence par une révolution populaire en 2003. Les autorités géorgiennes se livrent «à des manipulations constantes des médias, en particulier la télévision», déplore ainsi Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ), dans un rapport publié cette semaine. Et d’ajouter: «La manipulation des médias a terni la réputation de démocrate» de M. Saakachvili, dirigeant pro-occidental qui a incarné le rêve démocratique en ex-URSS après avoir chassé du pouvoir le président Edouard Chevardnadzé, ancien apparatchik et ministre des Affaires étrangères soviétique, accusé de fraudes électorales. Ces accusations interviennent alors que les autorités de Tbilissi aiment présenter leur pays comme un espace de liberté en comparaison à la Russie, son adversaire de la guerre d’août 2008.

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