Venezuela: le président de Globovision refuse de se livrer à la justice

Guillermo Zuloaga, le président de la chaîne de télévision vénézuélienne Globovision, très critique envers le président Hugo Chavez, a annoncé qu’il ne se rendrait pas à la justice. L’homme, visé par un mandat d’arrêt pour «usure», l’a dit lundi sur sa chaîne. «Je suis arrivé à la conclusion qu’en me livrant je ne rends aucun service au pays, à Globovision ou à ma famille», s’est-il justifié par téléphone. Le fils de Zuloaga est également recherché pour le même délit présumé. Tous 2 sont soupçonnés d’avoir stocké des voitures pour les revendre à un prix supérieur par la suite. Zuloaga, 67 ans, a accusé lundi le gouvernement socialiste vénézuélien de l’attaquer «avec pour unique objectif de faire taire» Globovision, ce que les autorités ont toujours démenti. «Aujourd’hui, il nous incombe de constater une nouvelle fois l’injustice et la persécution menée par le gouvernement d’Hugo Chavez», a-t-il déclaré. Plusieurs procédures sont en cours contre le président de Globovision. Les Etats-Unis se sont dits lundi «sérieusement inquiets» par le mandat d’arrêt lancé contre Zuloaga, où les rapports entre le pouvoir et les médias critiques sont tendus, à 3 mois d’élections législatives cruciales.

Aucun article à afficher