Le tribunal de grande instance de Nancy a examiné mardi matin la plainte en référé de 2 journaux bourguignons contre le quotidien en ligne indépendant «Dijonscope», l’accusant de «contrefaçon» pour avoir utilisé dans sa revue de presse plusieurs de leurs articles. Le tribunal rendra sa décision le 13 juillet. La plainte a été déposée début juin par le quotidien dijonnais «Le Bien Public» et le «Journal de Saône-et-Loire». Ils contestent l’emploi par «Dijonscope» de certains de leurs articles dans une «revue de web», une sélection d’articles piochés sur des sites d’information par «Dijonscope» qui en propose quelques lignes et renvoie, via un lien, vers le site original où l’internaute peut lire l’article dans son intégralité. Un «cadre» aux couleurs de «Dijonscope» apparaît alors sur le site du journal tout en précisant que «la page ci-dessous ne fait pas partie de «Dijonscope»». L’article est «enfermé dans le site «Dijonscope»», a fustigé l’avocat des journaux Me Jean-Michel Brocherieux, dénonçant une «concurrence déloyale» et une entreprise de «contrefaçon». Selon lui, lorsque l’internaute tape dans un moteur de recherche le titre d’un article cité par le quotidien en ligne, il n’est pas renvoyé sur «Le Bien Public» ou le «Journal de Saône-et-Loire» mais sur «Dijonscope». «La revue de presse n’est pas un inventaire mais une analyse critique comparative», a-t-il ajouté avant de réclamer le retrait et l’interdiction pour «Dijonscope» d’utiliser les articles des deux quotidiens régionaux. L’avocat de «Dijonscope» Me Jean-Pierre Mignard, a dénoncé «une saisine pour raison de censure», rappelant que «Dijonscope» était un site de presse à part entière, reconnu par la commission paritaire des publications. Selon lui, le «cadre» explique clairement que le lecteur «ne se trouve pas sur «Dijonscope»» mais bel et bien sur le site du journal référencé. «Nous sommes bien dans une revue de presse», genre journalistique «prévu par la loi», a-t-il plaidé, réfutant toute contrefaçon et estimant qu’«aucun texte légal ne peut empêcher «Dijonscope» de faire ce qu’il fait».



































