Le petit-déjeuner des enfants est «majoritairement déséquilibré» en 2010, avec 55% de produits sucrés ou gras (contre 47% en 2006), selon une enquête de l’UFC-Que Choisir qui met en cause le marketing télévisuel de l’industrie agro-alimentaire.
Le petit-déjeuner traditionnel à base de pain «est devenu largement minoritaire», révèle un sondage mené au domicile de 340 familles, publié mardi. «Il a fait place à des céréales généralement trop sucrées qui sont généralement les produits alimentaires les plus présents dans les pubs diffusées dans les créneaux enfants», indique l’organisation de défense des consommateurs. Le goûter est encore plus déséquilibré. «La part de produits trop riches progresse considérablement, passant de 51% à 64%, notamment du fait de la forte progression des biscuits les plus sucrés, des viennoiseries et des gâteaux», souligne l’UFC-Que Choisir. «Notre étude confirme à nouveau la corrélation entre la surexposition aux publicités et les consommations déséquilibrées: les 26% d’enfants les plus exposées aux pubs sont ceux qui consomment le plus de produits gras et sucrés», assure-t-elle. Selon l’UFC-Que Choisir, les budgets tv des industries alimentaires, en baisse en 2008 du fait de la crise économique, «ont repris leur progression» en 2009 et 2010.
«Sur l’ensemble des programmes destinés aux enfants, nous avons comptabilisé 80% de spots pour des produits trop riches», indique l’association. Elle accuse les professionnels de ne pas avoir tenu leur engagement d’améliorer la qualité nutritionnelle du modèle alimentaire que les publicités promeuvent auprès des enfants.



































