Au tour du documentaire de se lancer dans la 3D

Après le succès de la 3D au cinéma, les réalisateurs, réunis jusqu’à vendredi à La Rochelle pour le 21eme marché du film documentaire Sunny Side Of The Doc, se lancent à leur tour dans cette aventure, tout en faisant preuve d’une certaine réserve. «Jusque-là, la 3D était réservée au cinéma et on ne pensait pas que cela passerait aussi vite à la télé», remarque Véronique Legendre, consultante nouvelles technologies pour le Sunny Side.Depuis quelques mois, les grandes chaînes de télévision françaises (TF1, France télévisions, Canal+, Orange) ont ouvert ou sont sur le point d’ouvrir des canaux de diffusion uniquement dédiés à la diffusion de programmes en 3D. Jusqu’à présent, ils sont quasi-exclusivement réservés à la retransmission de matches de sport et de spectacles vivants (opéra, cirque…) «Il y a un manque cruel de contenus, notamment au niveau des documentaires», estime Mme Legendre. Un constat partagé par Monique Simard de l’Office national du film du Canada, qui estime que «la demande est actuellement beaucoup plus forte que l’offre». De nombreux projets de documentaires en relief sont actuellement dans les cartons mais «peu se concrétisent, nous en sommes au début», souligne Emmanuel Pampuri, réalisateur et technicien pour la société «les machineurs». «C’est une véritable révolution technologique mais il ne faut pas se planter et rater ce virage», a prévenu, au cours d’un forum, le producteur de documentaires Laurent Baujard pour Gédéon. Un sentiment partagé par l’ensemble de la profession consciente des difficultés, notamment techniques, engendrées par cette nouvelle technologie. «Il va falloir s’adapter à ces nouveaux outils et inventer une nouvelle forme d’écriture», estime Yves Jeanneau, commissaire général de la manifestation.

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