Vodacom, premier opérateur mobile d’Afrique du Sud, a annoncé jeudi la conclusion d’un accord pour prendre le contrôle de Safaricom, principale entreprise de télécommunications d’Afrique de l’Est, dont il était déjà actionnaire aux côtés du gouvernement kényan, via une transaction d’environ 2,1 milliards de dollars. L’accord, soumis à l’approbation réglementaire, permettrait à Vodacom d’étendre son implantation à travers le continent africain. Il est annoncé alors que le gouvernement kényan cherche à renflouer ses caisses en se délestant d’actifs publics. Nairobi a accepté de vendre une participation de 15% dans le capital de Safaricom, tandis que 5% supplémentaires proviendront de Vodafone, l’opérateur télécoms britannique, a précisé Vodacom dans un communiqué. Si l’accord est approuvé, la participation de Vodacom dans la société Safaricom, cotée à la Bourse de Nairobi, passerait de 35 à 55%, a indiqué le géant sud-africain. «Cette transaction historique sera une étape clé dans le parcours de Vodacom pour accélérer la croissance et approfondir notre impact à travers l’Afrique», a déclaré son directeur général Shameel Joosub. «Acquérir une participation majoritaire dans Safaricom renforce notre position de leader du marché, tout en ouvrant de nouvelles opportunités pour promouvoir l’inclusion numérique et financière à grande échelle au Kenya et en Éthiopie», a-t-il ajouté. Safaricom, l’une des plus grandes entreprises d’Afrique de l’Est, avait obtenu en 2021 la seconde licence de téléphonie mobile d’Ethiopie, au côté de l’opérateur historique et 100% public Ethio Telecom, devenant ainsi le premier fournisseur de télécommunications privé dans ce pays de plus de 110 millions d’habitants. Lancé au Kenya en 2007, son service de paiement mobile M-Pesa sert à payer des factures et transférer de l’argent. Il est désormais utilisé par des millions de personnes dans sept pays africains, selon Safaricom, qui affirme en tirer plus de 40% de ses bénéfices.



































