Alors que le marché de l’influence devrait culminer à 40 milliards de dollars en 2026, Stellar a dévoilé la 4ème édition de son livre blanc annuel «Tendances du Marketing d’Influence 2026». L’occasion pour media+ d’évoquer les grandes tendances avec Sarah LEVIN WEINBERG, cofondatrice de Stellar.
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Que représente le marché de l’influence marketing ?
Sarah LEVIN WEINBERG
Selon nos analyses consolidées dans notre livre blanc dédié aux Tendances du marketing d’influence 2026, le marché mondial dépasse désormais les 30 milliards de dollars, avec une projection proche des 40 milliards à horizon 2026. Mais le chiffre est presque secondaire. Ce qui compte, c’est la transformation de son rôle. Nous ne sommes plus dans une logique de «canal social activé par des créateurs».
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Les Français sont-ils consommateurs de réseaux sociaux ?
Sarah LEVIN WEINBERG
Oui et de manière structurelle. D’après le Digital Report France 2025 (DataReportal x We Are Social), la France compte 50,4 millions d’utilisateurs actifs des réseaux sociaux, soit 75,7% de la population. Autrement dit, les réseaux sociaux ne sont plus un usage marginal ou générationnel : ils sont devenus un réflexe quotidien. Autre point intéressant : les utilisateurs français sont actifs sur plus de 5 plateformes en moyenne chaque mois, ce qui traduit une fragmentation des usages et une diversification des formats. Enfin, selon l’ARCOM, les plateformes sociales figurent désormais parmi les premiers points d’accès à l’information pour les moins de 35 ans, ce qui confirme leur rôle croissant dans la découverte et la formation des opinions.
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Comment évolue le comportement de recherche de la Gen Z ?
Sarah LEVIN WEINBERG
La Gen Z ne cherche plus l’information comme les générations précédentes. Elle ne commence pas systématiquement par un moteur de recherche classique mais par une plateforme sociale. Dans notre livre blanc, nous parlons d’un «nouveau triangle de la recherche». TikTok est largement utilisé pour la découverte et l’exploration rapide, Instagram joue un rôle important de validation sociale et d’inspiration, tandis que YouTube est privilégié pour approfondir, comparer et comprendre grâce à des formats plus longs. La recherche devient ainsi plus visuelle, plus incarnée et plus conversationnelle. On ne cherche plus seulement une information brute, mais un avis, une démonstration, une expérience racontée par quelqu’un en qui l’on a confiance.
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L’IA relance-t-elle la créativité ?
Sarah LEVIN WEINBERG
Oui, mais pas de la manière simpliste dont on l’entend parfois. Comme je le dis souvent dans mes interventions sur le sujet, l’IA ne remplace pas la créativité humaine, elle en transforme les conditions. Dans l’étude que nous avons menée l’an dernier sur l’impact de l’IA dans le marketing d’influence, et qui nourrit notre e-book, nous observons qu’elle est désormais largement intégrée dans les équipes marketing. Plus de 90% des professionnels interrogés l’utilisent, notamment en phase d’idéation, pour explorer des angles, tester des formats ou générer des premières versions de contenus. L’IA agit avant tout comme un accélérateur : elle permet d’itérer plus vite, de multiplier les pistes créatives et d’adapter un concept à différents formats ou plateformes.
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Chez Stellar, comment utilisez-vous l’IA pour une meilleure Brand Safety ?
Sarah LEVIN WEINBERG
Chez Stellar, notre approche de la Brand Safety utilise l’IA pour analyser l’ensemble des contenus d’un créateur à travers les plateformes, dans toutes les langues, en les classant selon des catégories sensibles et en attribuant des niveaux de gravité. Cela permet aux équipes de détecter rapidement des signaux de risque avant même la mise en ligne d’une campagne, sans remplacer le jugement humain, mais en facilitant la prise de décision. Cette responsabilité ne se limite pas à l’analyse de contenus sensibles. Elle intègre aussi la conformité légale, la crédibilité de l’audience, et l’alignement du ton de voix entre le créateur et la marque.



































