Cette semaine, la chaîne «Public Sénat» présentait ses vœux mais aussi ses nouveautés. Dans un contexte électoral dense et avec le développement des nouvelles technologies, Jean-Pierre Elkabbach nous explique comment la chaîne évolue.
média+ : Présentez nous «Public Sénat 24/24», le site Internet de la chaîne ?
Jean-Pierre Elkabbach : C’est un site Haute Définition qui a commencé hier avec les «Nuits blanches pour la Maison Blanche» où seront diffusés deux débats entre les candidats démocrates et républicains. Sur le site, 24h/24, il y aura deux nouvelles émissions : «La revue du Web», présentée par Karine Deschamps (première diffusion le 27 mars à 19h30) et «Sénat hebdo», présentée par Perrine Tarneaud (première diffusion le 28 mars à 19h30). Nous sommes les seuls à pouvoir faire ça. Ce n’est pas une web télé, ce n’est pas la duplication de la chaîne «Public Sénat», c’est un «Public Sénat» à temps plein qui va permettre de nous placer à différents endroits et en même temps, de nous renforcer dans la diffusion des programmes de qualité que nous présentons. Ce canal sur Internet nous a coûté 250 000 euros, soit 30 000 de moins que celui de «LCP Assemblée Nationale».
média+ : Comment allez-vous suivre cette nouvelle année électorale ?
Jean-Pierre Elkabbach : Il y a une douzaine d’émissions (ndlr : «Les débats des municipales», «Les grands meetings des municipales», «Mon village», «Municipales, mode d’emploi», «Décentrez-vous !»…) sur les élections municipales et cantonales dans lesquelles on retrouvera les retransmissions des débats des principaux candidats dans les grandes villes, des reportages, des émissions spéciales. Nous allons faire un grand effort en 2008 sur l’Europe parce que la France va présider l’Union Européenne pendant 6 mois, à partir du 1er juillet. A ce titre, nous allons participer à des conventions avec Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, nous allons être très présents sur toutes les questions européennes qui concernent les Français. Notre journalisme est de nous intéresser à tout ce qui est la réalité, à la recherche de toutes les vérités, même celles qu’on essaie de nous cacher.
média+ : Quels sont les projets de la chaîne ?
Jean-Pierre Elkabbach : La chaîne est présente sur Internet, sur le câble et le satellite. Elle s’intéresse à la fois au passé récent de la France (ndlr : diffusion d’un documentaire sur mai 68) mais elle va aussi montrer des documentaires sur le monde et la société française tels qu’ils sont. C’est une vraie télévision avec beaucoup de capacités d’initiative et d’invention. Tous les 6 mois, nous apporterons des programmes nouveaux, nous nous adaptons. Notre cœur bat au rythme du cœur et de l’esprit des Français.
média+ : Que pensez-vous de la suppression de la publicité sur le chaînes publiques ?
Jean-Pierre Elkabbach : Cela peut être la meilleure comme la pire des choses pour la télévision publique. Le service public va montrer sa valeur et sa capacité à innover à condition que les petits intérêts ne l’emportent pas. Avec des moyens et une indépendance garantie, la réforme peut être une chance pour la télé.



































